Annale BIA 2021 corrigée

Toutes les questions de l’annale 2021 du Brevet d’Initiation Aéronautique, avec la bonne réponse, une explication détaillée et le paragraphe du manuel correspondant.

132 questions

La zone 1 sur la carte en illustration correspond à :

  1. A.un anticyclone.
  2. B.un col.
  3. C.un profond thalweg.
  4. D.une dépression.

Bonne réponse : B — un col.

Un col barométrique est une zone de transition entre deux régions dépressionnaires et deux régions de pression plus élevée. La zone 1 se situe dans cette configuration, entre les systèmes dépressionnaires visibles de part et d’autre des îles Britanniques. Elle ne constitue ni un centre de hautes pressions, comme un anticyclone, ni un centre de basses pressions, comme une dépression. Un profond thalweg serait un prolongement marqué d’une dépression, avec une courbure des isobares différente de cette configuration en col.

Dans le secteur de la zone 2 sur la carte en illustration on peut dire que :

  1. A.le gradient horizontal de pression est faible.
  2. B.les vents sont du Nord-Est.
  3. C.les vents sont du Sud-Ouest modérés à forts.
  4. D.les nuages sont absents.

Bonne réponse : C — les vents sont du Sud-Ouest modérés à forts.

La zone 2 se trouve au sud-est d’une dépression atlantique, dans une région où les isobares sont rapprochées. Ce resserrement traduit un gradient horizontal de pression important, associé à des vents soutenus plutôt qu’à un gradient faible. Dans l’hémisphère Nord, les vents tournent autour des dépressions dans le sens inverse des aiguilles d’une montre : ils viennent ici du sud-ouest, et non du nord-est. La proximité de la perturbation ne permet pas d’affirmer que les nuages sont absents.

Le secteur de la zone 3 sur la carte en illustration correspond à :

  1. A.une traîne de Sud-Ouest.
  2. B.les vents viennent du Nord-Est.
  3. C.un secteur chaud.
  4. D.un secteur occlus.

Bonne réponse : C — un secteur chaud.

Le secteur chaud d’une perturbation se situe entre le front chaud à l’avant et le front froid à l’arrière. La zone 3 est précisément comprise entre le front chaud représenté par des demi-cercles rouges et le front froid représenté par des triangles bleus. La traîne se trouve derrière le front froid, ce qui n’est pas le cas ici. Une occlusion est représentée par des triangles et des demi-cercles violets sur une même ligne, et ne correspond pas à la zone 3. Enfin, la circulation autour de la dépression ne correspond pas ici à un vent de nord-est.

On peut dire que la zone 4 est :

  1. A.très certainement nuageuse.
  2. B.une zone de vent fort.
  3. C.une dorsale.
  4. D.l’anticyclone des Açores.

Bonne réponse : C — une dorsale.

Une dorsale est un prolongement allongé d’une région de hautes pressions. La zone 4 correspond à une extension anticyclonique identifiable par la forme des isobares, plutôt qu’à un centre anticyclonique fermé. Les isobares relativement espacées ne caractérisent pas une zone de vent fort. Une dorsale favorise généralement la subsidence, mais la carte ne permet pas d’affirmer que la zone est très certainement nuageuse. La seule position sur l’Atlantique ne suffit pas à identifier cette extension comme le centre de l’anticyclone des Açores.

Sur une carte de pression, une ligne qui joint les points d’égale pression est nommée :

  1. A.une isotherme.
  2. B.une isocline.
  3. C.une isophyse.
  4. D.une isobare.

Bonne réponse : D — une isobare.

Une isobare relie les points où la pression atmosphérique est identique, généralement exprimée en hectopascals. Les isobares permettent de repérer les systèmes de pression et d’apprécier le gradient horizontal de pression. Une isotherme relie des points d’égale température, et non d’égale pression. Une isocline désigne une ligne d’égale inclinaison, tandis que « isophyse » n’est pas le terme employé pour les lignes d’égale pression.

Dans un message aéronautique, le groupe de température indique +12°C sous abri, et +4°C de point de rosée. On peut dire que :

  1. A.la masse d’air est à 100% d’humidité.
  2. B.la température maximale sera de +12°C et la minimale de +4°C.
  3. C.la masse d’air serait saturée pour une température sous-abri de +4°C.
  4. D.la masse d’air serait saturée pour une température sous-abri de +8°C.

Bonne réponse : C — la masse d’air serait saturée pour une température sous-abri de +4°C.

Le point de rosée est la température à laquelle l’air devient saturé lorsqu’on le refroidit à pression et teneur en vapeur d’eau constantes. Avec un point de rosée de +4 °C, la saturation serait donc atteinte en refroidissant l’air jusqu’à +4 °C. À +12 °C, la température est supérieure au point de rosée : l’humidité relative n’est donc pas de 100 %. À +8 °C, l’air resterait également au-dessus de son point de rosée et ne serait pas encore saturé. Ces deux valeurs décrivent l’état de l’air au moment de l’observation et ne sont pas des prévisions de température maximale et minimale.

Une information sur une carte stipule l’ISO 0°C au FL80. Vous devez voler au FL60. En considérant le gradient standard, quelle est la bonne affirmation :

  1. A.le vol se fera en conditions à +4°C.
  2. B.le vol se fera en conditions à -4°C.
  3. C.le vol se fera en conditions à -2°C.
  4. D.le vol se fera en conditions à +2°C.

Bonne réponse : A — le vol se fera en conditions à +4°C.

L’isotherme 0 °C indique le niveau où la température vaut 0 °C, ici le FL80. Le FL60 est situé 2 000 ft plus bas, puisque la différence entre les niveaux vaut (80 − 60) × 100 ft. Dans la troposphère standard, la température diminue d’environ 2 °C par tranche de 1 000 ft lorsqu’on monte. En descendant de 2 000 ft, elle augmente donc d’environ 4 °C, ce qui donne 0 + 4 = +4 °C. Les températures négatives inversent le sens de variation, tandis que +2 °C ne correspondrait qu’à une descente de 1 000 ft.

Concernant la pression atmosphérique :

  1. A.elle est à l’origine du vent dans l’Atmosphère Standard Internationale.
  2. B.elle varie plus rapidement en altitude que proche de la surface.
  3. C.la valeur est de 1013 hPa partout sur la planète.
  4. D.elle diminue rapidement avec l’altitude dans les basses couches de l’atmosphère.

Bonne réponse : D — elle diminue rapidement avec l’altitude dans les basses couches de l’atmosphère.

La pression atmosphérique diminue avec l’altitude parce que la quantité d’air située au-dessus du point considéré diminue. La relation hydrostatique indique que sa diminution par unité de hauteur est proportionnelle à la masse volumique de l’air. L’air étant plus dense dans les basses couches, la diminution de pression y est plus rapide qu’en haute altitude, contrairement à la deuxième proposition. La valeur de 1 013,25 hPa est une référence standard au niveau de la mer et non une valeur réelle uniforme sur la planète. Enfin, l’Atmosphère Standard Internationale est un modèle sans vent : ce sont les gradients horizontaux de pression de l’atmosphère réelle qui contribuent à mettre l’air en mouvement.

Un altimètre :

  1. A.affiche la vitesse d’un aéronef.
  2. B.affiche la vitesse ascensionnelle d’un aéronef.
  3. C.est un baromètre qui transforme la pression en altitude.
  4. D.indique la hauteur par rapport à Paris.

Bonne réponse : C — est un baromètre qui transforme la pression en altitude.

L’altimètre barométrique mesure la pression statique et la traduit en une indication d’altitude selon une loi atmosphérique standard. Son indication dépend également du calage de pression choisi par le pilote. La vitesse de l’aéronef par rapport à l’air est indiquée par l’anémomètre, et non par l’altimètre. La vitesse ascensionnelle ou de descente est indiquée par le variomètre. Paris ne constitue aucune référence altimétrique particulière : la référence dépend du calage utilisé.

Pour un anticyclone dans l’hémisphère Sud, les vents s’organisent autour de lui de telle sorte :

  1. A.qu’ils tournent en sens inverse des aiguilles d’une montre.
  2. B.qu’ils soufflent de façon concentrique vers le centre de l’anticyclone.
  3. C.qu’ils tournent dans le sens des aiguilles d’une montre.
  4. D.qu’ils se dirigent vers le pôle Sud.

Bonne réponse : A — qu’ils tournent en sens inverse des aiguilles d’une montre.

Un anticyclone est une région de hautes pressions autour de laquelle s’organise une circulation atmosphérique. Dans l’hémisphère Sud, la force de Coriolis dévie les mouvements vers la gauche, ce qui conduit à une circulation anticyclonique dans le sens inverse des aiguilles d’une montre. Le sens horaire correspond au contraire aux anticyclones de l’hémisphère Nord. Près du sol, les vents divergent du centre anticyclonique plutôt que de converger vers lui. Ils suivent la circulation locale autour du système et ne se dirigent pas systématiquement vers le pôle Sud.

Une traine :

  1. A.est la partie sous le vent d’un cumulonimbus.
  2. B.correspond à une précipitation qui n’atteint pas le sol.
  3. C.est le nom donné aux perturbations qui avancent lentement.
  4. D.est une zone de bonne visibilité entrecoupée d’averses à l’arrière d’un front froid.

Bonne réponse : D — est une zone de bonne visibilité entrecoupée d’averses à l’arrière d’un front froid.

La traîne désigne le secteur situé à l’arrière d’un front froid, dans l’air froid qui suit son passage. Cet air peut devenir instable au contact du sol et produire des nuages convectifs accompagnés d’averses. Entre les averses, la visibilité est souvent bonne et des éclaircies apparaissent. Une précipitation qui s’évapore avant d’atteindre le sol est appelée virga. La traîne ne désigne ni la partie sous le vent d’un cumulonimbus ni une perturbation caractérisée par sa lenteur.

Le nuage figurant sur la photo ci-dessous est un :

  1. A.cumulonimbus.
  2. B.cumulus.
  3. C.stratus.
  4. D.altocumulus.

Bonne réponse : B — cumulus.

La photographie montre un nuage à contours bien dessinés, avec des bourgeonnements et une base relativement plate : c’est un cumulus. Il se forme lorsque de l’air ascendant se refroidit suffisamment pour que sa vapeur d’eau se condense. Un cumulonimbus présenterait un développement vertical beaucoup plus important, souvent avec un sommet étalé en enclume. Un stratus forme plutôt une couche basse uniforme, sans ces bourgeonnements. Les altocumulus se présentent généralement en bancs ou en nappes d’éléments nuageux à l’étage moyen.

Lorsque des cumulus sont annoncés, cela indique au pilote que :

  1. A.des orages sont systématiquement à prévoir.
  2. B.des précipitations continues sont probables.
  3. C.la masse d’air est instable.
  4. D.la surface frontale est proche.

Bonne réponse : C — la masse d’air est instable.

Les cumulus témoignent de mouvements convectifs dans une couche d’air instable. Des parcelles d’air montent, se refroidissent et deviennent visibles lorsque la condensation commence. Cette instabilité ne signifie pas systématiquement que des orages se produiront : ceux-ci nécessitent un développement jusqu’au cumulonimbus. Les précipitations continues sont plutôt associées à des couches nuageuses étendues comme le nimbostratus. Enfin, des cumulus peuvent se former loin de tout front, notamment sous l’effet du réchauffement diurne du sol.

Des nuages lenticulaires dans le ciel sont le signe :

  1. A.d’une forte instabilité.
  2. B.de brouillard la nuit suivante.
  3. C.d’une masse d’air assez sèche.
  4. D.d’un vent fort perpendiculaire à un relief.

Bonne réponse : D — d’un vent fort perpendiculaire à un relief.

Les nuages lenticulaires peuvent matérialiser les ondes créées par un vent fort traversant un relief. Dans une atmosphère suffisamment stable, l’air oscille verticalement après avoir franchi l’obstacle. La condensation se produit dans les parties ascendantes de l’onde si l’humidité est suffisante, donnant une forme de lentille. Leur présence n’indique donc pas une forte instabilité et ne permet pas de prévoir à elle seule du brouillard la nuit suivante. Elle ne prouve pas non plus que la masse d’air est sèche, puisque leur formation nécessite localement la saturation.

Parmi ces listes de nuages, quelle est celle qui ne contient que des nuages instables :

  1. A.cumulus, cirrostratus, stratocumulus.
  2. B.altostratus, cirrostratus, cumulonimbus.
  3. C.stratus, altocumulus, cirrus.
  4. D.altocumulus, cumulonimbus, cirrocumulus.

Bonne réponse : D — altocumulus, cumulonimbus, cirrocumulus.

Dans la classification simplifiée utilisée par cette question, les nuages à structure cumuliforme sont associés à l’instabilité. La liste attendue est donc « altocumulus, cumulonimbus, cirrocumulus », qui rassemble des nuages présentant cette structure à différents étages. Le cumulonimbus est un nuage de forte convection, tandis que certains altocumulus et cirrocumulus traduisent une instabilité plus limitée en altitude. La première liste contient du cirrostratus, la deuxième de l’altostratus et du cirrostratus, et la troisième du stratus, qui sont des nuages stratiformes. Il faut toutefois nuancer cette classification : le genre nuageux seul ne suffit pas toujours à caractériser la stabilité de toute la masse d’air.

La formation la plus commune du brouillard est due :

  1. A.au réchauffement nocturne de la masse d’air et sa condensation.
  2. B.au rayonnement nocturne du sol et à la condensation de la vapeur d’eau.
  3. C.à la marée barométrique qui détend l’atmosphère.
  4. D.à la convection de fin de nuit qui déclenche une condensation adiabatique.

Bonne réponse : B — au rayonnement nocturne du sol et à la condensation de la vapeur d’eau.

Le brouillard de rayonnement se forme lorsque le sol perd de la chaleur par rayonnement pendant la nuit. L’air au contact du sol se refroidit alors jusqu’à atteindre son point de rosée. La vapeur d’eau se condense en fines gouttelettes en suspension, réduisant la visibilité. Un réchauffement nocturne tend au contraire à éloigner l’air de la saturation, à quantité de vapeur d’eau constante. Ni la marée barométrique ni une convection de fin de nuit ne constituent le mécanisme habituel de ce brouillard.

Lorsque le vent est fort au sol :

  1. A.il y a peu de turbulences dans les basses couches de l’atmosphère.
  2. B.le ciel va systématiquement se dégager.
  3. C.il est nul en altitude.
  4. D.des turbulences dues aux imperfections du sol et aux obstacles se développent en basses couches.

Bonne réponse : D — des turbulences dues aux imperfections du sol et aux obstacles se développent en basses couches.

Le vent qui rencontre des obstacles et les irrégularités du terrain engendre des tourbillons : c’est la turbulence mécanique. Son intensité tend à augmenter avec la vitesse du vent et la rugosité du terrain. Un vent fort au sol favorise donc les turbulences dans les basses couches plutôt que leur absence. Il ne garantit pas le dégagement du ciel, qui dépend aussi de l’humidité et des mouvements verticaux de l’atmosphère. Il n’implique pas non plus un vent nul en altitude, où le frottement du sol est généralement moindre.

Des mouvements aléatoires de petite échelle qui perturbent un flux d’air bien établi sont appelés :

  1. A.des cyclones.
  2. B.du cisaillement et de la turbulence.
  3. C.des ascendances.
  4. D.des mouvements laminaires.

Bonne réponse : B — du cisaillement et de la turbulence.

Les mouvements aléatoires décrits correspondent précisément à de la turbulence. Parmi les choix proposés, la réponse associant cisaillement et turbulence est donc celle à retenir. Le cisaillement désigne une variation spatiale de vitesse ou de direction du vent et peut favoriser la turbulence, sans être strictement synonyme de celle-ci. Les cyclones sont des systèmes de circulation atmosphérique de bien plus grande échelle. Une ascendance désigne un mouvement vers le haut, tandis qu’un écoulement laminaire est régulier et s’oppose au caractère désordonné décrit ici.

Dans l’atmosphère, parmi les propositions ci-dessous, quelle est la plus faible température à laquelle on peut encore trouver de l’eau à l’état liquide :

  1. A.-10°C.
  2. B.0°C.
  3. C.10°C.
  4. D.100°C.

Bonne réponse : A — -10°C.

Dans l’atmosphère, des gouttelettes peuvent rester liquides à une température inférieure à 0 °C : c’est la surfusion. Ainsi, de l’eau liquide peut bien être présente à −10 °C, qui est la température la plus basse proposée. Le passage sous 0 °C ne provoque pas nécessairement une congélation immédiate de toutes les gouttelettes. Les valeurs 0 °C et 10 °C ne répondent donc pas au critère de la plus faible température, et 100 °C est encore plus élevée. Cette question ne signifie pas que −10 °C soit la limite absolue de la surfusion ; ce phénomène peut persister à des températures plus basses.

La cellule d’un avion peut givrer :

  1. A.en vol mais pas au sol.
  2. B.dans les nuages uniquement.
  3. C.dans les nuages, et hors nuages.
  4. D.dans un nuage composé exclusivement de cristaux de glace.

Bonne réponse : C — dans les nuages, et hors nuages.

Le givrage de la cellule peut se produire dans un nuage lorsque des gouttelettes surfondues heurtent l’avion et gèlent. Il peut également survenir hors des nuages, notamment dans des précipitations surfondues ou par dépôt de gelée blanche sur une surface froide. Un avion peut donc aussi être contaminé par du givre au sol, ce qui rend la première proposition fausse. Limiter le risque aux seuls nuages est également incorrect. Un nuage exclusivement composé de cristaux de glace n’offre pas le mécanisme habituel d’accrétion par congélation de gouttelettes surfondues sur la cellule.

Les courants de vent puissants que l’on rencontre à très haute altitude sont nommés :

  1. A.jet-stream.
  2. B.jet-lag.
  3. C.tornade.
  4. D.rafale.

Bonne réponse : A — jet-stream.

Les jet-streams, ou courants-jets, sont des couloirs de vents très forts situés en altitude, généralement près de la tropopause. Ils sont associés à d’importants contrastes thermiques à grande échelle. Le jet-lag désigne les effets du décalage horaire sur l’organisme et non un phénomène venteux. Une tornade est un tourbillon violent reliant un nuage convectif au sol. Une rafale est une augmentation brève de la vitesse du vent, pas un courant d’altitude étendu.

En plaine, dans les basses couches de l’atmosphère, des turbulences peuvent être générées par :

  1. A.le rayonnement.
  2. B.les trous d’air.
  3. C.la convection.
  4. D.le brouillard.

Bonne réponse : C — la convection.

La convection engendre des mouvements ascendants et descendants susceptibles de produire de la turbulence dans les basses couches. Elle apparaît notamment lorsque le sol réchauffe l’air de façon inégale et que des parcelles plus chaudes s’élèvent. Le rayonnement solaire peut alimenter indirectement ce processus en chauffant le sol, mais le mécanisme dynamique attendu est la convection. Les « trous d’air » ne sont pas des vides dans l’atmosphère : cette expression décrit une sensation liée à des mouvements de l’air. Le brouillard n’est pas en lui-même un mécanisme générateur de turbulence et se rencontre souvent dans des conditions stables.

L’incidence est :

  1. A.l’angle entre l’horizontale et l’axe de l’avion.
  2. B.la distance maximale entre le bord d’attaque et le bord de fuite.
  3. C.la distance entre deux nervures d’aile.
  4. D.l’angle entre le vent relatif et la corde de l’aile.

Bonne réponse : D — l’angle entre le vent relatif et la corde de l’aile.

L’incidence est l’angle formé par la corde du profil de l’aile et la direction du vent relatif. Elle influence directement les coefficients aérodynamiques et joue un rôle essentiel dans le décrochage. L’angle entre l’horizontale et l’axe longitudinal de l’avion correspond à l’assiette, pas à l’incidence. Une distance entre bord d’attaque et bord de fuite caractérise une dimension du profil ou de l’aile, et non un angle. L’écartement entre deux nervures est une caractéristique de construction sans rapport avec la définition de l’incidence.

Pour calculer la distance de décollage d’un avion, il faut prendre en compte :

  1. A.la masse de l’avion uniquement.
  2. B.la température, l’altitude de l’aéroport, la masse de l’avion.
  3. C.l’altitude de l’aéroport uniquement.
  4. D.aucun de ces éléments.

Bonne réponse : B — la température, l’altitude de l’aéroport, la masse de l’avion.

La distance de décollage dépend notamment de la masse de l’avion et de la densité de l’air. Une masse plus élevée nécessite davantage de portance et tend à augmenter la vitesse nécessaire au décollage ainsi que la distance d’accélération. Une température élevée et une altitude importante diminuent la densité de l’air, ce qui dégrade généralement les performances de décollage. Il faut donc considérer les trois paramètres proposés, et non uniquement la masse ou uniquement l’altitude. D’autres facteurs, comme le vent, la pente et l’état de piste, interviennent aussi et doivent être traités selon le manuel de vol.

Sur la polaire ci-dessous ont été définis plusieurs points Quel est le point correspondant à la finesse maximale ?

  1. A.A.
  2. B.B.
  3. C.C.
  4. D.D.

Bonne réponse : C — C.

La finesse aérodynamique est le rapport de la portance à la traînée, soit Cz/Cx. Sur une polaire portant Cz en ordonnée et Cx en abscisse, ce rapport correspond à la pente de la droite reliant l’origine à un point de la courbe. La finesse maximale est obtenue lorsque cette droite est tangente à la polaire, ici au point C. Les points A et B donnent des droites issues de l’origine moins pentues et donc une finesse plus faible. Le point D correspond à un coefficient de portance élevé, proche du maximum représenté, mais pas au meilleur rapport entre portance et traînée.

Le braquage des volets hypersustentateurs de bord de fuite :

  1. A.augmente les coefficients Cz de portance et Cx de traînée.
  2. B.augmente le coefficient Cz de portance et diminue le coefficient Cx de traînée.
  3. C.diminue le coefficient Cz de portance et augmente le coefficient Cx de traînée.
  4. D.diminue les coefficients Cz de portance et Cx de traînée.

Bonne réponse : A — augmente les coefficients Cz de portance et Cx de traînée.

Le braquage des volets de bord de fuite augmente la cambrure du profil et, pour certains dispositifs, la surface alaire. À incidence donnée dans le domaine normal d’utilisation, il accroît le coefficient de portance Cz et augmente aussi le coefficient de portance maximal. Cette amélioration permet de voler plus lentement, notamment pour le décollage et l’atterrissage. Elle s’accompagne d’une augmentation du coefficient de traînée Cx, particulièrement importante aux grands braquages. La proposition qui annonce une diminution de Cx est donc incorrecte, tout comme celles qui attribuent aux volets une diminution de Cz dans ce contexte.

La traînée induite d’une aile :

  1. A.diminue quand la portance augmente.
  2. B.est une conséquence des différences de pression entre l’intrados et l’extrados.
  3. C.augmente avec l’allongement.
  4. D.est la conséquence de moucherons collés sur le bord d’attaque.

Bonne réponse : B — est une conséquence des différences de pression entre l’intrados et l’extrados.

La traînée induite est liée à la production de portance par une aile d’envergure finie. Les différences de pression entre intrados et extrados engendrent un écoulement tridimensionnel et des tourbillons qui s’accompagnent d’une déviation de l’air vers le bas. Cette déviation incline la résultante aérodynamique vers l’arrière, créant la traînée induite. À conditions comparables, celle-ci augmente avec la portance et diminue lorsque l’allongement augmente, contrairement aux propositions correspondantes. Les moucherons collés sur le bord d’attaque modifient surtout l’état de surface et la traînée de profil ; ils ne sont pas l’origine de la traînée induite.

La variation de l’assiette s’effectue autour de l’axe de :

  1. A.roulis.
  2. B.tangage.
  3. C.lacet.
  4. D.piste.

Bonne réponse : B — tangage.

L’assiette caractérise l’inclinaison de l’axe longitudinal de l’avion par rapport à l’horizontale. Pour la faire varier, l’avion effectue une rotation de tangage autour de son axe transversal, en levant ou en abaissant le nez. Le roulis est une rotation autour de l’axe longitudinal qui modifie principalement l’inclinaison des ailes. Le lacet est une rotation autour de l’axe vertical de l’avion qui oriente son nez latéralement. L’axe de piste est une référence au sol et ne constitue pas un axe propre de rotation de l’aéronef.

Parmi les éléments suivants, celui qui a une influence sur la position du centre de gravité est :

  1. A.la trajectoire (palier, montée, descente).
  2. B.la vitesse.
  3. C.le niveau de carburant dans les réservoirs.
  4. D.l’inclinaison.

Bonne réponse : C — le niveau de carburant dans les réservoirs.

Le centre de gravité dépend de la répartition des masses dans l’aéronef. La consommation de carburant modifie la masse située dans les réservoirs et peut donc déplacer le centre de gravité. La trajectoire et l’inclinaison modifient le mouvement ou l’orientation de l’avion, mais pas directement la répartition de ses masses. La vitesse influence les forces aérodynamiques, sans déterminer la position du centre de gravité. Le pilote doit ainsi vérifier que le centrage reste dans les limites autorisées pendant le vol.

Pour tourner selon l’axe de tangage, je dois :

  1. A.actionner le manche vers l’avant ou vers l’arrière.
  2. B.actionner le manche vers la gauche ou vers la droite.
  3. C.utiliser les palonniers.
  4. D.changer le pas d’hélice.

Bonne réponse : A — actionner le manche vers l’avant ou vers l’arrière.

Le tangage est la rotation autour de l’axe transversal de l’avion, qui fait monter ou descendre son nez. Le mouvement longitudinal du manche commande la gouverne de profondeur et agit sur ce mouvement. Un déplacement latéral du manche commande principalement le roulis par les ailerons. Les palonniers commandent la gouverne de direction et agissent sur le lacet. Le changement du pas d’hélice concerne la propulsion et ne constitue pas la commande de tangage.

Le décrochage pour un profil d’aile précis arrive :

  1. A.toujours à la même vitesse.
  2. B.toujours à la même incidence.
  3. C.toujours à la même pente.
  4. D.toujours à la même assiette.

Bonne réponse : B — toujours à la même incidence.

Le décrochage survient lorsque l’incidence dépasse une valeur critique, entraînant un décollement important de l’écoulement et une diminution de la portance. Pour un profil et des conditions aérodynamiques donnés, cette incidence critique est la référence retenue. La vitesse de décrochage varie notamment avec la masse et le facteur de charge : elle n’est donc pas unique. La pente décrit l’orientation de la trajectoire par rapport à l’horizontale, et non l’angle entre le profil et l’écoulement. L’assiette ne suffit pas non plus à déterminer l’incidence, car celle-ci dépend également de la pente.

Un avion en virage subit 2 g. Quel est son angle d’inclinaison ?

  1. A.40°.
  2. B.50°.
  3. C.60°.
  4. D.80°.

Bonne réponse : C — 60°.

On suppose ici un virage coordonné stabilisé en palier, condition nécessaire à la relation utilisée. La composante verticale de la portance équilibre le poids, soit L cos φ = P. Le facteur de charge vaut donc n = L/P = 1/cos φ. Pour n = 2, on obtient cos φ = 0,5, puis φ = 60°. Les inclinaisons de 40°, 50° et 80° donnent respectivement environ 1,31, 1,56 et 5,76 de facteur de charge, et non 2.

Pour réaliser une mise en virage, on incline l’appareil en roulis. Il apparaît alors une rotation en lacet dans le sens opposé au sens du virage désiré. Ceci est dû :

  1. A.au lacet induit.
  2. B.au lacet inverse.
  3. C.au roulis inverse.
  4. D.au roulis induit.

Bonne réponse : B — au lacet inverse.

Le phénomène décrit est le lacet inverse, effet secondaire de l’action des ailerons. L’aileron abaissé augmente la portance de son aile, mais aussi sa traînée, ce qui tend à faire tourner le nez du côté opposé au virage demandé. Il faut donc coordonner la mise en virage avec la gouverne de direction. Le lacet induit ne désigne pas cet effet opposé au virage lors du braquage des ailerons. Le roulis inverse et le roulis induit concernent des rotations autour de l’axe longitudinal, alors que l’énoncé décrit une rotation en lacet.

Comment le pilote peut-il corriger ce phénomène (2.11) ?

  1. A.par une action sur le palonnier.
  2. B.par une action à cabrer sur le manche.
  3. C.par une action à piquer sur le manche.
  4. D.en laissant faire.

Bonne réponse : A — par une action sur le palonnier.

Le phénomène évoqué est le lacet inverse apparu lors de la mise en virage. Le palonnier agit sur la gouverne de direction et permet de produire un moment de lacet qui le compense. Le pilote coordonne ainsi l’action des ailerons avec une action adaptée sur le palonnier dans le sens du virage. Une action à cabrer ou à piquer commande le tangage et ne corrige pas directement le lacet inverse. Laisser faire ne constitue pas une correction et ne garantit pas un vol symétrique.

En descente rectiligne uniforme sans traction :

  1. A.la portance et le poids sont directement opposés.
  2. B.la traînée et le poids sont directement opposés.
  3. C.la composante du poids parallèle à la trajectoire s’oppose à la traînée pour l’équilibrer.
  4. D.la composante du poids perpendiculaire à la trajectoire s’oppose à la traînée pour l’équilibrer.

Bonne réponse : C — la composante du poids parallèle à la trajectoire s’oppose à la traînée pour l’équilibrer.

En descente rectiligne uniforme, la vitesse est constante et la somme des forces est nulle. La traînée s’oppose au mouvement le long de la trajectoire, tandis que la portance lui est perpendiculaire. La composante du poids parallèle à la trajectoire équilibre donc la traînée. La composante perpendiculaire du poids équilibre la portance et non la traînée. Le poids, vertical, n’est directement opposé ni à la portance ni à la traînée dans un vol plané oblique.

Pour réduire la traînée induite, on peut :

  1. A.diminuer l’allongement.
  2. B.ajouter des becs de bord d’attaque.
  3. C.ajouter des aérofreins.
  4. D.ajouter des winglets.

Bonne réponse : D — ajouter des winglets.

La traînée induite est liée à la production de portance par une aile d’envergure finie et à son système tourbillonnaire. Des winglets correctement conçus améliorent l’écoulement en bout d’aile et peuvent réduire cette traînée. Diminuer l’allongement tend au contraire à augmenter la traînée induite à coefficient de portance égal. Les becs de bord d’attaque servent principalement à retarder le décrochage et à augmenter la portance maximale. Les aérofreins ont pour fonction d’augmenter la résistance aérodynamique, pas de réduire la traînée induite.

Un parachutiste en chute libre

  1. A.ira de plus en plus vite quelle que soit sa position pendant toute la durée de la chute libre.
  2. B.atteindra une vitesse limite très tôt s’il est en position verticale.
  3. C.atteindra une vitesse limite très tôt s’il est en position horizontale (à plat ventre).
  4. D.verra sa vitesse augmenter puis diminuer quelle que soit sa position.

Bonne réponse : C — atteindra une vitesse limite très tôt s’il est en position horizontale (à plat ventre).

Pendant la chute, le poids accélère le parachutiste tandis que la traînée augmente avec sa vitesse. La vitesse limite est approchée lorsque la traînée équilibre le poids. À plat ventre, la surface présentée à l’écoulement est importante : la vitesse limite est plus faible et est approchée plus rapidement que dans une position verticale profilée. La position verticale permet généralement une vitesse limite plus élevée et n’est donc pas la réponse attendue. La vitesse n’augmente pas indéfiniment et ne doit pas nécessairement diminuer après avoir augmenté si la position reste constante.

Une montgolfière se maintient à altitude constante. On peut alors affirmer que :

  1. A.son poids est supérieur à sa poussée d'Archimède.
  2. B.son poids est égal à sa poussée d'Archimède.
  3. C.son poids est inférieur à sa poussée d'Archimède.
  4. D.la force de traînée est égale au poids.

Bonne réponse : B — son poids est égal à sa poussée d'Archimède.

La poussée d’Archimède est une force verticale dirigée vers le haut, égale au poids de l’air extérieur déplacé. Dans l’équilibre aérostatique considéré, elle compense exactement le poids total de la montgolfière. Un poids supérieur à cette poussée provoquerait une accélération vers le bas. Un poids inférieur entraînerait au contraire une accélération vers le haut. La traînée n’est pas la force qui assure la sustentation d’une montgolfière immobile verticalement dans de l’air calme.

Le profil d’une aile est lisse lorsque :

  1. A.le bec et les volets sont rentrés.
  2. B.le bec est rentré et les volets sont sortis.
  3. C.le bec est sorti et les volets sont rentrés.
  4. D.le bec et les volets sont sortis.

Bonne réponse : A — le bec et les volets sont rentrés.

Une aile en configuration lisse possède ses dispositifs hypersustentateurs rentrés. Les becs de bord d’attaque et les volets de bord de fuite sont alors dans leur position normale non déployée. Leur sortie modifie la géométrie ou l’écoulement autour du profil pour améliorer les capacités de vol à basse vitesse. Si seuls les volets ou seuls les becs sont sortis, l’aile n’est déjà plus lisse. La sortie simultanée des deux correspond également à une configuration hypersustentée, et non à une configuration lisse.

On multiplie par 3 la vitesse de l’écoulement et on divise par 9 la surface d’une aile. La portance est :

  1. A.multipliée par 9.
  2. B.multipliée par 3.
  3. C.inchangée.
  4. D.multipliée par 81.

Bonne réponse : C — inchangée.

La portance s’écrit L = ½ ρ V² S Cz, avec L en newtons, ρ en kg/m³, V en m/s et S en m². On suppose que la masse volumique de l’air et le coefficient de portance restent constants. Multiplier la vitesse par 3 multiplie V² par 9. Diviser simultanément la surface par 9 donne donc L′/L = 3²/9 = 1 : la portance est inchangée. Le facteur 9 néglige la réduction de surface, le facteur 3 ne tient pas correctement compte du carré de la vitesse, et le facteur 81 correspondrait à multiplier aussi la surface par 9.

En air calme, quelle est la distance horizontale qu’il est possible de parcourir avec une finesse de 30 si la hauteur est de 3 km :

  1. A.90 m.
  2. B.90 000 m.
  3. C.900 m
  4. D.90 000 km.

Bonne réponse : B — 90 000 m.

En vol plané stabilisé dans de l’air calme, la finesse est le rapport entre la distance horizontale parcourue et la hauteur perdue. Une finesse de 30 signifie que l’on parcourt horizontalement 30 mètres pour chaque mètre de hauteur perdu. La hauteur disponible vaut 3 km, soit 3 000 m. La distance théorique est donc D = 30 × 3 000 m = 90 000 m, soit 90 km. Les autres propositions résultent d’erreurs de calcul ou de conversion et ne respectent pas ce rapport.

Certains avions sont équipés d’aérofreins qui ont pour but de modifier les coefficients Cx (traînée) et Cz (portance). Préciser leurs effets :

  1. A.augmenter le Cx et le Cz.
  2. B.diminuer le Cx et le Cz.
  3. C.augmenter le Cx et diminuer le Cz.
  4. D.diminuer le Cx et augmenter le Cz.

Bonne réponse : C — augmenter le Cx et diminuer le Cz.

Les aérofreins augmentent la résistance aérodynamique, ce qui correspond à une augmentation du coefficient de traînée Cx. Pour les dispositifs de voilure envisagés ici, leur déploiement perturbe également l’écoulement porteur et diminue Cz. Ils permettent ainsi de dégrader la finesse et d’augmenter la pente de descente sans nécessairement accroître la vitesse. Une diminution de Cx serait contraire à leur fonction, ce qui élimine les deuxième et quatrième propositions. La première proposition décrit une augmentation de portance qui n’est pas l’effet attendu ici ; l’effet exact sur Cz dépend toutefois de la conception et de l’emplacement des aérofreins.

Sur le profil d’aile ci-dessous, l’intrados est représenté par la lettre :

  1. A.A.
  2. B.B.
  3. C.C.
  4. D.D.

Bonne réponse : D — D.

L’intrados est la face inférieure du profil d’aile. Sur ce dessin, il est repéré par la lettre D, placée sous le contour inférieur. La lettre B repère l’extrados, qui est la face supérieure du profil. La lettre A correspond au bord d’attaque, situé à l’avant du profil. La lettre C désigne le bord de fuite, où les contours supérieur et inférieur se rejoignent à l’arrière.

La photo ci-dessous indique :

  1. A.un virage à droite qui nécessite une action sur le palonnier droit.
  2. B.un virage à droite qui nécessite une action sur le palonnier gauche.
  3. C.un virage à droite symétrique, qui ne nécessite pas d’action sur le palonnier.
  4. D.un virage à gauche symétrique, qui ne nécessite pas d’action sur le palonnier.

Bonne réponse : A — un virage à droite qui nécessite une action sur le palonnier droit.

L’instrument représenté est un coordinateur de virage muni d’une bille indiquant la symétrie du vol. La maquette est inclinée à droite, ce qui indique un virage à droite. La bille est décalée à droite et non centrée : le virage n’est donc pas symétrique. La règle de correction consiste à agir sur le palonnier du côté de la bille, ici le palonnier droit. Une action sur le palonnier gauche serait contraire à cette correction, et les deux réponses annonçant un virage symétrique sont incompatibles avec la position de la bille.

Quel est le nom de cet avion ?

  1. A.Alpha jet.
  2. B.Mirage IV.
  3. C.Ouragan.
  4. D.Fouga Magister.

Bonne réponse : D — Fouga Magister.

Il s’agit du Fouga Magister, avion biréacteur d’entraînement reconnaissable notamment à son empennage en V, dit papillon. Les réservoirs en bouts d’ailes et les deux places en tandem constituent d’autres indices visibles. L’Alpha Jet possède une dérive verticale et non cet empennage caractéristique. Le Mirage IV est un grand avion à aile delta, très différent de l’appareil photographié. L’Ouragan possède lui aussi un empennage conventionnel et ne correspond pas à cette silhouette.

Cet avion est un :

  1. A.aérodyne.
  2. B.aérostat.
  3. C.moto-planeur.
  4. D.ULM.

Bonne réponse : A — aérodyne.

Un aérodyne assure sa sustentation principalement grâce aux forces aérodynamiques produites par le mouvement relatif de l’air. Le Fouga Magister appartient à cette catégorie : ses ailes produisent la portance pendant le vol. Un aérostat, comme un ballon, utilise principalement la poussée d’Archimède. Cet avion à réaction n’est ni un moto-planeur ni un appareil relevant de la catégorie réglementaire des ULM. Les moto-planeurs et les ULM à voilure fixe sont également des aérodynes, mais ces désignations particulières ne conviennent pas à l’appareil présenté.

Sur cet avion, l’empennage est dit :

  1. A.canard.
  2. B.papillon.
  3. C.en L.
  4. D.cruciforme.

Bonne réponse : B — papillon.

Les deux surfaces de l’empennage sont inclinées et forment un V lorsqu’on observe l’avion de face ou de dos. Cette disposition porte le nom d’empennage papillon. Elle combine les fonctions habituellement assurées par l’empennage horizontal et la dérive verticale, avec des commandes adaptées. Une configuration canard comporte une surface horizontale à l’avant de l’aile principale. Un empennage cruciforme présente des surfaces horizontales et verticales formant une croix, tandis que la désignation « en L » ne correspond pas au V visible ici.

Cet avion possède une aile :

  1. A.basse.
  2. B.médiane.
  3. C.haute.
  4. D.centrale.

Bonne réponse : B — médiane.

La position d’une aile se définit par la hauteur de son implantation sur le fuselage. Sur le Fouga Magister, l’aile est implantée approximativement à mi-hauteur : elle est donc médiane. Une aile basse serait fixée dans la partie inférieure du fuselage. Une aile haute serait implantée dans sa partie supérieure. « Centrale » n’est pas la désignation usuelle de cette configuration dans la classification proposée.

Le train d’atterrissage est :

  1. A.classique.
  2. B.tricycle.
  3. C.fixe.
  4. D.amovible.

Bonne réponse : B — tricycle.

Un train tricycle comprend un train principal et une roue ou un ensemble de roues à l’avant. La photographie montre bien une roue sous le nez, en avant des roues principales. Un train classique posséderait au contraire une roulette de queue. Le train du Fouga Magister est escamotable : le voir sorti au sol ne signifie pas qu’il est fixe. Le terme « amovible » ne désigne pas cette disposition et ne doit pas être confondu avec « escamotable ».

Cet avion est biplace. En examinant la photo 2, quelle est la configuration des places des pilotes ?

  1. A.en côte à côte.
  2. B.en tandem.
  3. C.en push-pull.
  4. D.vis-à-vis.

Bonne réponse : B — en tandem.

La photo 2 montre deux postes de pilotage disposés l’un derrière l’autre, orientés vers l’avant. Cette configuration est appelée tandem. Dans une disposition côte à côte, les pilotes seraient assis l’un à côté de l’autre dans la largeur du fuselage. Une disposition vis-à-vis placerait les occupants face à face, ce qui n’est pas le cas ici. Le terme push-pull concerne notamment une disposition de moteurs avec une hélice tractive et une hélice propulsive, et non la position des pilotes.

Le dièdre de cet avion est :

  1. A.positif.
  2. B.négatif.
  3. C.nul.
  4. D.double.

Bonne réponse : C — nul.

Le dièdre décrit l’inclinaison des demi-ailes par rapport au plan horizontal, observée de face. Sur la vue de face fournie, les ailes sont globalement horizontales : le dièdre est nul. Un dièdre positif ferait monter les extrémités des ailes par rapport à leurs emplantures. Un dièdre négatif ferait au contraire descendre ces extrémités. Un double dièdre présenterait plusieurs inclinaisons successives, et le V de l’empennage ne doit pas être confondu avec le dièdre de la voilure.

Sur le schéma, en vue de dessus, quelle désignation est correcte ?

  1. A.A = bord d’attaque et B= bord de fuite.
  2. B.A = bord d’attaque et C = bord de fuite.
  3. C.D = bord d’attaque et A = bord de fuite.
  4. D.D = bord d’attaque et B = bord de fuite.

Bonne réponse : A — A = bord d’attaque et B= bord de fuite.

Il faut d’abord repérer le nez de l’avion, dirigé vers le bas sur cette vue de dessus. Le bord d’attaque est le bord avant de l’aile, qui rencontre l’air en premier : il correspond au repère A. Le bord de fuite est le bord arrière de l’aile et correspond au repère B. Le repère C se trouve près de l’extrémité de l’aile et ne désigne pas son bord de fuite. Le repère D est situé devant le nez de l’avion, et non sur le bord d’attaque d’une aile. Les propositions attribuant le bord d’attaque à D ou le bord de fuite à A sont donc incorrectes.

Quel est le type d’aile de cet avion ?

  1. A.Delta.
  2. B.Gothique.
  3. C.Elliptique.
  4. D.En flèche.

Bonne réponse : D — En flèche.

La vue de dessus montre que les bords d’attaque reculent vers l’arrière lorsqu’on s’éloigne du fuselage. Cette géométrie caractérise ici une aile en flèche, même si la flèche reste modérée. Une aile delta présenterait une forme générale triangulaire beaucoup plus marquée. Une aile gothique posséderait un contour courbe caractéristique, apparenté à un delta ogival. Une aile elliptique aurait un contour arrondi en ellipse, absent sur ce dessin.

Sur la photo 1, la flèche indique, en vol normal,

  1. A.extrados, siège d’une dépression en vol.
  2. B.intrados, siège d’une surpression en vol.
  3. C.extrados, siège d’une surpression en vol.
  4. D.intrados, siège d’une dépression en vol.

Bonne réponse : A — extrados, siège d’une dépression en vol.

La flèche désigne la face supérieure de l’aile, appelée extrados. En vol normal avec une portance positive, une dépression se développe généralement sur une grande partie de cette surface. La différence de pression entre les faces de l’aile contribue à la portance. L’intrados est la face inférieure : les deux propositions qui le mentionnent ne correspondent donc pas à la zone indiquée. La proposition associant l’extrados à une surpression ne décrit pas le fonctionnement aérodynamique attendu ici. La répartition réelle des pressions varie cependant le long du profil et avec l’incidence.

Examiner les instruments de l’avion dont il est question dans cette partie. Quel instrument correspond à l’indicateur de virage ?

  1. A.A.
  2. B.B.
  3. C.C.
  4. D.D.

Bonne réponse : D — D.

L’indicateur de virage est l’instrument désigné par D, identifiable notamment à l’inscription « TURN » et à son affichage associé à la bille. Son mécanisme gyroscopique renseigne sur le sens et le taux de virage. La bille permet d’apprécier la coordination du vol, notamment le dérapage ou la glissade. Le repère A pointe vers l’horizon artificiel, qui indique l’attitude de l’avion et non directement son taux de virage. Les instruments repérés B et C présentent des indications de navigation ou de direction, et ne sont pas l’indicateur de virage recherché.

Parmi les instruments de bord suivants, lequel fonctionne en utilisant la variation de pression statique ?

  1. A.l’altimètre.
  2. B.l’horizon artificiel.
  3. C.le conservateur de cap.
  4. D.le compas.

Bonne réponse : A — l’altimètre.

L’altimètre barométrique utilise la pression statique de l’air ambiant pour déterminer une altitude selon une loi atmosphérique de référence. Comme la pression diminue lorsque l’altitude augmente, ses capsules sensibles à la pression permettent de traduire cette variation en indication d’altitude. Le calage altimétrique fixe la référence de pression utilisée. L’horizon artificiel repose sur une référence gyroscopique, ou son équivalent électronique, pour indiquer l’attitude. Le conservateur de cap utilise également une référence gyroscopique, tandis que le compas magnétique s’oriente selon le champ magnétique terrestre.

Le Badin mesure :

  1. A.l’altitude.
  2. B.le cap.
  3. C.la vitesse.
  4. D.la pression atmosphérique.

Bonne réponse : C — la vitesse.

Le Badin est le nom usuel de l’anémomètre de bord, qui indique une vitesse par rapport à l’air et non une vitesse par rapport au sol. Il exploite la différence entre la pression totale recueillie par le tube de Pitot et la pression statique. Cette différence est convertie en vitesse indiquée, généralement exprimée en nœuds ou en kilomètres par heure. L’altitude est fournie par l’altimètre, et le cap par le compas ou un indicateur de cap. Bien que son fonctionnement repose sur des pressions, le Badin n’affiche pas la pression atmosphérique.

Lorsque le pilote incline le manche de gauche à droite, l’avion pivote autour de son axe de :

  1. A.roulis.
  2. B.tangage.
  3. C.lacet.
  4. D.portance.

Bonne réponse : A — roulis.

Le déplacement latéral du manche commande les ailerons et provoque une rotation autour de l’axe longitudinal de l’avion : le roulis. Cette rotation permet d’incliner les ailes. Le tangage est commandé par le déplacement longitudinal du manche, tandis que le lacet est principalement commandé par les palonniers. La portance est une force aérodynamique, et non un axe de rotation.

Lorsque le pilote incline le manche à droite :

  1. A.les ailerons se lèvent.
  2. B.les ailerons de baissent.
  3. C.l’aileron droit se lève et l’aileron gauche se baisse.
  4. D.l’aileron gauche se lève et l’aileron droit se baisse.

Bonne réponse : C — l’aileron droit se lève et l’aileron gauche se baisse.

Pour obtenir un roulis à droite, les ailerons se braquent en sens opposés : le droit se lève et le gauche s’abaisse. L’aileron droit relevé diminue la portance locale de l’aile droite, alors que l’aileron gauche abaissé augmente celle de l’aile gauche. Cette différence de portance crée le moment qui incline l’avion à droite. Le braquage inverse provoquerait un roulis à gauche, et un déplacement simultané des deux ailerons dans le même sens ne correspond pas à la commande normale de roulis décrite.

Les réservoirs de carburant situés en bout d’aile provoquent sur la structure de l’aile d’un avion au sol des contraintes :

  1. A.de torsion.
  2. B.de flexion.
  3. C.nulles.
  4. D.de contraction.

Bonne réponse : B — de flexion.

Au sol, le poids des réservoirs et de leur carburant exerce une force vers le bas aux extrémités des ailes. L’aile étant reliée au fuselage, cette charge éloignée de son emplanture produit un moment de flexion. La torsion correspondrait à une tendance à vriller l’aile autour de son axe, et non à l’effet principal recherché ici. Les contraintes ne sont donc pas nulles, et la contraction ne désigne pas la sollicitation structurale produite par cette charge.

Sur ce type d’avion, la visite prévol est :

  1. A.non obligatoire car c’est un ancien avion militaire.
  2. B.obligatoire comme sur tous les avions.
  3. C.facultatif dans le cas où cet avion militaire est déclassé.
  4. D.obligatoire car c’est un avion de collection.

Bonne réponse : B — obligatoire comme sur tous les avions.

La visite prévol permet au pilote de vérifier l’état apparent de l’avion et son aptitude au vol avant le départ. Elle concerne notamment la cellule, les commandes et les éléments accessibles des systèmes, selon les procédures applicables à l’appareil. Le passé militaire d’un avion ou son déclassement ne dispense pas de ces vérifications. Son caractère éventuel d’avion de collection n’est pas la raison de cette obligation, qui relève de la sécurité générale de l’exploitation.

Sur la photo 3, comment s’appellent les dispositifs indiqués par les flèches blanches ?

  1. A.les aérofreins.
  2. B.les ailerons.
  3. C.les volets.
  4. D.les becs.

Bonne réponse : A — les aérofreins.

La photo 3 mentionnée n’est pas présente dans les trois pages fournies : la réponse « les aérofreins » reste donc une hypothèse non vérifiable dans cet extrait. Les aérofreins sont des dispositifs destinés à augmenter la traînée, notamment pour faciliter la décélération ou accentuer la descente. Les ailerons commandent principalement le roulis, tandis que les volets modifient les caractéristiques de portance de l’aile pour le vol à basse vitesse. Les becs sont situés au bord d’attaque et permettent de retarder le décrochage ; seule la photographie manquante permettrait de départager formellement ces dispositifs.

Cet avion est propulsé par 2 turboréacteurs, lesquels sont chacun constitués de :

  1. A.tuyère et bielle.
  2. B.turbine et vilebrequin.
  3. C.chambre de combustion et piston.
  4. D.tuyère et turbine.

Bonne réponse : D — tuyère et turbine.

Un turboréacteur comporte notamment un compresseur, une chambre de combustion, une turbine et une tuyère. La turbine prélève une partie de l’énergie des gaz pour entraîner le compresseur. La tuyère accélère les gaz rejetés et participe ainsi à la production de poussée. Les bielles, vilebrequins et pistons appartiennent au mécanisme des moteurs à pistons et ne constituent pas les organes du cycle principal d’un turboréacteur.

Un aéromodéliste a construit une maquette volante à l’échelle ¼ de cet avion. Quelle est l’envergure de ce modèle réduit ?

  1. A.2m11.
  2. B.2m22.
  3. C.2m825.
  4. D.3m25.

Bonne réponse : C — 2m825.

Une échelle de ¼ signifie que toutes les longueurs du modèle sont divisées par quatre par rapport à celles de l’avion réel. La photographie représente une maquette de Fouga Magister, dont l’envergure de référence est de 11,30 m ; cette dimension n’est toutefois pas indiquée dans l’extrait fourni. Le calcul donne 11,30 m ÷ 4 = 2,825 m, soit la proposition « 2m825 ». Les autres valeurs correspondraient respectivement à des envergures réelles de 8,44 m, 8,88 m et 13,00 m, qui ne sont pas celle retenue pour cet avion.

En avion, l’action qui permet une rotation autour de l'axe de tangage est :

  1. A.un déplacement en avant ou en arrière du manche.
  2. B.un déplacement latéral du manche.
  3. C.une poussée à gauche ou à droite sur les palonniers.
  4. D.un déplacement latéral du manche et simultanément une poussée des palonniers.

Bonne réponse : A — un déplacement en avant ou en arrière du manche.

Le tangage est la rotation autour de l’axe transversal de l’avion, qui fait monter ou descendre son nez. Le déplacement du manche vers l’avant ou l’arrière commande la gouverne de profondeur et produit cette rotation. Le déplacement latéral du manche commande principalement le roulis, tandis que les palonniers commandent le lacet. Leur action simultanée sert notamment à coordonner un virage, mais ne constitue pas la commande directe du tangage.

Un autogire :

  1. A.est un petit hélicoptère.
  2. B.est un drone.
  3. C.peut décoller verticalement et effectuer un vol stationnaire.
  4. D.est équipé d’une hélice entraînée par le moteur et d’un rotor entraîné par le vent relatif.

Bonne réponse : D — est équipé d’une hélice entraînée par le moteur et d’un rotor entraîné par le vent relatif.

Un autogire utilise une hélice motorisée pour assurer sa propulsion et un rotor en autorotation pour assurer sa sustentation. En vol normal, le rotor tourne grâce au flux d’air qui le traverse, et non grâce à un entraînement permanent par le moteur. Cela le distingue de l’hélicoptère, dont le rotor est motorisé et permet notamment le vol stationnaire. Le terme autogire ne désigne pas un drone, et le vol stationnaire ainsi que le décollage vertical ne sont pas les capacités ordinaires de cet aéronef.

Lorsqu’un numéro de piste est entouré sur une carte VAC, il s’agit :

  1. A.de la piste à utiliser en cas de vent nul ou faible.
  2. B.du point bas d’une piste en pente.
  3. C.du point haut d’une piste en pente.
  4. D.de prévenir d’un obstacle en entrée de piste.

Bonne réponse : A — de la piste à utiliser en cas de vent nul ou faible.

Sur une carte VAC, un numéro de piste entouré indique le sens préférentiel d’utilisation par vent nul ou faible. Cette indication facilite le choix d’une piste lorsque le vent ne privilégie pas clairement une direction. Elle ne repère ni le point haut ni le point bas d’une piste en pente, qui relèvent d’autres renseignements cartographiques. Les obstacles sont également représentés par des indications spécifiques et non par l’encerclement du numéro de piste.

Un tour de piste à main gauche signifie :

  1. A.que l’avion doit se poser sur la partie gauche de la piste.
  2. B.que le pilote doit piloter avec la main gauche pour des raisons de sécurité.
  3. C.que le pilote effectue le dernier virage avec la piste à sa gauche.
  4. D.que la manche à air est à gauche de la piste.

Bonne réponse : C — que le pilote effectue le dernier virage avec la piste à sa gauche.

Un tour de piste à main gauche est un circuit dont les virages s’effectuent à gauche. Lors du dernier virage, le pilote tourne ainsi à gauche pour s’aligner en finale sur l’axe de piste. Cela ne signifie pas qu’il faut atterrir sur la partie gauche de la piste : l’alignement recherché reste son axe. La main utilisée pour piloter et l’emplacement de la manche à air ne définissent pas le sens du circuit.

A quelles catégories appartiennent ces deux ULM ?

  1. A.1 : Avion – 2 : Autogyre.
  2. B.1 : Avion – 2 : Hélicoptère.
  3. C.1 : Multiaxes – 2 : Autogyre.
  4. D.1 : Multiaxes – 2 : Hélicoptère.

Bonne réponse : C — 1 : Multiaxes – 2 : Autogyre.

Le premier appareil représenté possède une voilure fixe et correspond à la catégorie des ULM multiaxes. Le second présente un rotor de sustentation et une hélice propulsive, caractéristiques d’un autogire. Dans la classification des ULM demandée ici, « multiaxes » est le terme attendu plutôt que le terme général « avion ». Le second appareil n’est pas un hélicoptère : la présence d’un rotor ne suffit pas à identifier cette catégorie, car le principe d’entraînement du rotor est différent.

Les appareils faisant route opposée. Compte tenu des calages et altitudes affichées, la collision est :

  1. A.impossible, 2 est forcément plus haut que 1.
  2. B.impossible, 1 est forcément plus haut que 2.
  3. C.possible.
  4. D.dépendante du calage.

Bonne réponse : C — possible.

L’encadré indique 1 000 ft avec un calage de 1 000 mb pour le premier appareil et 1 300 ft avec un calage de 1 010 mb pour le second. Pour comparer ces indications, il faut les ramener au même calage, car augmenter le calage augmente l’altitude affichée sans déplacer l’aéronef. En utilisant l’approximation de 30 ft par hPa, l’écart de 10 hPa représente 300 ft : le premier afficherait donc environ 1 300 ft au calage de 1 010 hPa. Les deux appareils peuvent ainsi se trouver à la même hauteur, ce qui rend une collision possible sur des routes opposées. Ni l’un ni l’autre n’est forcément plus haut, et modifier le calage seul ne change pas leur position réelle ni le risque physique de collision.

Pour afficher leur altitude par rapport au niveau moyen de la mer, les pilotes doivent afficher sur leur altimètre un calage :

  1. A.QNH.
  2. B.QFE.
  3. C.AMSL.
  4. D.1013.

Bonne réponse : A — QNH.

Le QNH est le calage altimétrique qui permet d’afficher une altitude référencée au niveau moyen de la mer. Au sol, un altimètre correctement calé au QNH indique approximativement l’altitude de l’aérodrome. Le QFE fournit une hauteur par rapport au niveau de référence de l’aérodrome, alors que le calage standard de 1 013,25 hPa permet d’exprimer une altitude-pression ou un niveau de vol. AMSL signifie « au-dessus du niveau moyen de la mer » : c’est une référence verticale et non une valeur de calage à sélectionner.

Le contrôleur transmet le QNH de 1000 hPa par radio aux deux pilotes qui règlent leurs altimètres à cette valeur. Ceux-ci affichent alors :

  1. A.1300 ft chacun.
  2. B.1000 ft chacun.
  3. C.altimètre 1 : 1300 ft – Altimètre 2 : 1000 ft.
  4. D.altimètre 1 : 1000 ft – Altimètre 2 : 1300 ft.

Bonne réponse : A — 1300 ft chacun.

Un altimètre calé au QNH indique une altitude référencée au niveau moyen de la mer. Deux avions soumis à la même pression et utilisant le même calage obtiennent la même indication, sous réserve des erreurs instrumentales. La valeur de 1000 hPa est une pression de référence et ne signifie pas que l'altitude indiquée sera de 1000 ft. Toutefois, l'extrait fourni ne contient pas la situation initiale des deux appareils, nécessaire pour départager rigoureusement les valeurs proposées. La réponse « 1300 ft chacun » est donc retenue à titre provisoire et ne peut pas être confirmée à partir de ces seules pages.

Compte tenu des règles de priorité, quelle manœuvre doivent réaliser chaque pilote pour éviter un accident ?

  1. A.chacun vire à gauche.
  2. B.chacun vire à droite.
  3. C.1 tourne à gauche et 2 tourne à droite.
  4. D.1 tourne à droite et 2 tourne à gauche.

Bonne réponse : B — chacun vire à droite.

Lorsque deux aéronefs se rapprochent de face, ou presque de face, avec un risque de collision, chacun doit modifier son cap vers la droite. Cette règle commune permet aux deux pilotes d'entreprendre des actions compatibles sans devoir se concerter. Un virage à gauche de chacun ne respecte pas la règle, même s'il pourrait théoriquement créer une séparation. Des virages de sens opposés peuvent au contraire maintenir les appareils sur des trajectoires conflictuelles. La réponse retenue suppose une rencontre de face : la situation initiale à laquelle renvoie la question ne figure pas dans l'extrait fourni.

Le calage de 1000 hPa étant affiché sur les deux appareils, 1 se rapproche d’une masse d’air froide tandis que 2 se rapproche d’une masse d’air chaude. A altitude indiquée constante, comment va évoluer l’altitude réelle des deux appareils ?

  1. A.l’altitude réelle de 1 diminue et l’altitude réelle de 2 augmente.
  2. B.l’altitude réelle de 1 augmente et l’altitude réelle de 2 diminue.
  3. C.les altitudes réelles de 1 et 2 restent constantes.
  4. D.les deux altitudes réelles évoluent de la même manière.

Bonne réponse : A — l’altitude réelle de 1 diminue et l’altitude réelle de 2 augmente.

L'altimètre mesure la pression et la convertit en altitude selon un modèle d'atmosphère standard. Dans une colonne d'air froide, les surfaces de pression sont plus rapprochées verticalement que dans une colonne chaude. À indication constante, l'appareil 1 qui entre dans l'air froid voit donc son altitude réelle diminuer, tandis que celle de l'appareil 2 augmente dans l'air chaud. La deuxième proposition inverse cet effet thermique. Les deux dernières sont incorrectes, car conserver l'altitude indiquée ne garantit pas une altitude réelle constante et les variations de température sont ici opposées.

La hauteur minimale de survol d’une ville dont la largeur est comprise entre 1 200 m et 3 600 m est :

  1. A.fonction de la météo.
  2. B.fixée à 300 m (~1 000 ft).
  3. C.fixée à 500 m (~1 700 ft).
  4. D.fixée à 1 000 m (~3 300 ft).

Bonne réponse : D — fixée à 1 000 m (~3 300 ft).

Dans le cadre des règles françaises de survol enseignées au BIA pour les avions, une agglomération de largeur moyenne comprise entre 1200 et 3600 m impose une hauteur minimale de 1000 m. Cette hauteur vise notamment à réduire les risques pour les personnes au sol et les nuisances. Avec 1 ft = 0,3048 m, on obtient 1000 m ÷ 0,3048 ≈ 3281 ft, soit environ 3300 ft. Les valeurs de 300 et 500 m sont insuffisantes pour cette catégorie d'agglomération. Les conditions météorologiques peuvent empêcher le survol, mais elles ne déterminent pas cette valeur réglementaire.

Une carte Lambert est :

  1. A.une projection plane.
  2. B.une projection conique.
  3. C.une projection cylindrique.
  4. D.une projection elliptique.

Bonne réponse : B — une projection conique.

La carte Lambert utilisée en navigation repose sur une projection conique conforme. On représente la surface terrestre sur un cône, ensuite développé pour obtenir une carte plane. La propriété de conformité conserve localement les angles, ce qui est utile pour la navigation. Le terme « projection plane » désigne ici une autre famille de projections et non simplement le fait que la carte imprimée soit plate. La projection cylindrique correspond notamment à la famille de Mercator, tandis que « projection elliptique » ne caractérise pas la carte Lambert considérée.

Un DME affichera la distance entre la station et l’avion correspondant à :

  1. A.l’arc DME.
  2. B.la distance sol.
  3. C.l’altitude et la distance sol.
  4. D.la distance oblique qui les sépare.

Bonne réponse : D — la distance oblique qui les sépare.

Le DME détermine une distance à partir du temps de propagation aller-retour de signaux radio, en tenant compte du délai de réponse de la station. La distance obtenue est la distance oblique entre l'avion et la station, généralement affichée en milles nautiques. Elle combine géométriquement la distance horizontale et la différence de hauteur, sans afficher séparément ces deux grandeurs. À la verticale de la station, elle correspond approximativement à la hauteur de l'avion au-dessus de celle-ci et non à zéro. Un arc DME est une trajectoire à distance DME constante, pas la grandeur directement mesurée.

En arrivant à la verticale de Briare-Chatillon, en tenant compte de la carte VAC ci-contre et de votre préparation de vol sachant qu’il y a un vent du nord :

  1. A.vous intégrez le circuit de piste main droite pour une finale en piste 13.
  2. B.vous intégrez le circuit de piste main droite pour une finale en piste 31.
  3. C.vous intégrez le circuit de piste main gauche pour une finale en piste 13.
  4. D.vous intégrez le circuit de piste main gauche pour une finale en piste 31.

Bonne réponse : B — vous intégrez le circuit de piste main droite pour une finale en piste 31.

Un vent du nord vient du nord : on privilégie donc le sens de piste offrant une composante de vent de face. La carte indique une orientation de 314° pour la piste 31, plus proche du nord que les 134° de la piste 13. La piste 31 est ainsi le choix adapté, tandis que la piste 13 donnerait une composante de vent arrière. La flèche de circuit publiée pour la piste 31 représente un dernier virage à droite avant la finale. Il faut donc intégrer le circuit main droite pour la piste 31, et non appliquer par défaut un circuit main gauche.

Afin de respecter la procédure d’atterrissage, vous adoptez comme altitude dans votre circuit de piste :

  1. A.1500 ft QNH.
  2. B.1500 ft QFE.
  3. C.1000 ft QNH.
  4. D.1500 ft calage 1013,25 hPa.

Bonne réponse : A — 1500 ft QNH.

La carte VAC de la page précédente porte l'indication de circuit « 1500 (1000) », exprimée en pieds. La valeur hors parenthèses correspond à l'altitude à tenir au QNH, tandis que la valeur entre parenthèses indique la hauteur publiée au-dessus de l'aérodrome. Le circuit doit donc être effectué à 1500 ft QNH. Un réglage à 1500 ft QFE correspondrait à une hauteur de 1500 ft au-dessus du terrain et placerait l'avion trop haut. À 1000 ft QNH, il serait trop bas, tandis que le calage standard 1013,25 hPa définit une altitude-pression et ne remplace pas le QNH pour cette procédure.

Lors d’une conduite en vol de nuit vous apercevez des feux avec le vert à gauche et le rouge à droite. L’avion que je rencontre :

  1. A.se déplace vers la droite.
  2. B.se déplace vers la gauche.
  3. C.se déplace dans le même sens que moi.
  4. D.se déplace vers moi.

Bonne réponse : D — se déplace vers moi.

Les feux de navigation d'un avion sont rouges sur son côté gauche et verts sur son côté droit, du point de vue de son pilote. Lorsque cet avion est vu de face, son côté droit apparaît à gauche de l'observateur et son côté gauche apparaît à droite. Voir le vert à gauche et le rouge à droite indique donc une rencontre de face. Un avion traversant vers la droite ou vers la gauche présente principalement l'un de ses feux latéraux. Un avion observé par l'arrière présente principalement son feu blanc arrière, et non cette disposition des deux feux colorés.

Sur tous les aérodromes ouverts à la circulation aérienne publique (CAP), la réglementation impose la présence :

  1. A.du numéro de la piste en service sur la tour de contrôle.
  2. B.d'une manche à air.
  3. C.d'un hangar pour héberger les avions de passage.
  4. D.d'un T indiquant la piste en service.

Bonne réponse : B — d'une manche à air.

La manche à air permet au pilote de connaître visuellement la direction du vent et d'en estimer l'intensité. Cet indicateur est un équipement essentiel pour choisir le sens d'atterrissage ou de décollage et apprécier le vent traversier. Tous les aérodromes ouverts à la CAP ne possèdent pas de tour de contrôle, ce qui exclut l'obligation d'y afficher un numéro de piste. L'hébergement des avions de passage dans un hangar n'est pas une obligation générale. Le T d'atterrissage est un signal distinct qui n'est pas imposé sur tous ces aérodromes.

Les espaces aériens de classe A :

  1. A.sont autorisés aux vols VFR.
  2. B.sont interdis aux vols IFR.
  3. C.sont autorisés aux vols VFR et IFR.
  4. D.sont interdis aux vols VFR.

Bonne réponse : D — sont interdis aux vols VFR.

La classe A est une classe d'espace aérien contrôlé réservée aux vols IFR dans son régime normal. Les vols VFR n'y sont donc pas admis, ce qui rend correcte la dernière proposition. Les vols IFR y bénéficient du service de contrôle et d'une séparation assurée entre les aéronefs. Dire que les vols IFR y sont interdits inverse précisément la règle. Les propositions autorisant le VFR seul ou conjointement à l'IFR ne correspondent pas aux conditions normales d'accès à cette classe.

Le vol VFR est interdit au-dessus du niveau :

  1. A.195.
  2. B.205.
  3. C.255.
  4. D.305.

Bonne réponse : A — 195.

La réponse attendue au BIA est le niveau de vol 195, au-dessus duquel les vols VFR ne sont normalement pas autorisés. Un niveau de vol est référencé au calage standard de 1013,25 hPa et exprimé en centaines de pieds. Le FL 195 correspond donc à une altitude-pression de 195 × 100 = 19500 ft, et non nécessairement à cette altitude réelle au-dessus de la mer. Les niveaux 205, 255 et 305 sont tous supérieurs au seuil demandé. La formulation du sujet simplifie la réglementation, qui prévoit certaines possibilités d'autorisation ou de réservation d'espace.

L’hypoxie est due :

  1. A.à une trop forte quantité d’oxygène.
  2. B.à une trop faible quantité d’oxygène.
  3. C.à un manque de glucide dans l’organisme.
  4. D.à un surplus de glucide dans l’organisme.

Bonne réponse : B — à une trop faible quantité d’oxygène.

L'hypoxie correspond à un apport insuffisant d'oxygène aux tissus de l'organisme. En altitude, la baisse de pression atmosphérique diminue la pression partielle d'oxygène, même si sa proportion dans l'air reste pratiquement constante. Le cerveau peut alors subir une diminution des capacités de jugement, de la vigilance et de la coordination. Un excès d'oxygène relève d'un autre phénomène, appelé hyperoxie. Un manque ou un surplus de glucides concerne le métabolisme énergétique et ne définit pas l'hypoxie.

Sur la carte VAC d'un aérodrome, il est écrit "Ouvert à la CAP". Cela signifie :

  1. A.que seuls les avions équipés d'un conservateur de cap sont autorisés.
  2. B.que l'aérodrome est ouvert à la Circulation Aérienne Publique.
  3. C.que la Course à Pied est autorisée sur la piste de l'aérodrome.
  4. D.que les avions de voltige sont autorisés à évoluer au-dessus de l'aérodrome.

Bonne réponse : B — que l'aérodrome est ouvert à la Circulation Aérienne Publique.

L'abréviation CAP signifie « Circulation Aérienne Publique ». La mention indique le statut d'ouverture de l'aérodrome, dont l'utilisation reste soumise aux règles et aux éventuelles restrictions publiées. Elle ne désigne pas un conservateur de cap et n'impose donc pas, à elle seule, cet équipement. Elle n'autorise évidemment aucune activité de course à pied sur la piste. Enfin, la voltige nécessite un cadre et des conditions spécifiques : l'ouverture à la CAP ne constitue pas une autorisation de voltige au-dessus du terrain.

Un avion de ligne effectue la liaison New York - Paris à la vitesse propre de 900 km/h. Il évolue dans un Jet Stream de 300 km/h orienté d'ouest en est. Quelle est alors sa vitesse-sol ?

  1. A.600 km/h.
  2. B.900 km/h.
  3. C.1200 km/h.
  4. D.300 km/h.

Bonne réponse : C — 1200 km/h.

La vitesse-sol est la somme vectorielle de la vitesse de l'avion par rapport à l'air et de la vitesse du vent. Dans la simplification de cet énoncé, l'avion va vers l'est et bénéficie d'un vent arrière. Les vitesses s'ajoutent donc : 900 km/h + 300 km/h = 1200 km/h. Une vitesse de 600 km/h correspondrait à un vent de face de 300 km/h. La réponse 900 km/h néglige le vent, tandis que 300 km/h ne représente que la vitesse du courant d'air.

Vous décidez de terminer votre navigation en cheminement, c’est une méthode qui consiste à suivre :

  1. A.des repères caractéristiques au sol.
  2. B.les chemins.
  3. C.les indications du GPS.
  4. D.la direction indiquée par le VOR.

Bonne réponse : A — des repères caractéristiques au sol.

Le cheminement est une méthode de navigation à vue fondée sur l'observation de repères caractéristiques au sol. Le pilote rapproche ces repères de ceux figurant sur sa carte pour suivre son itinéraire. Il peut notamment suivre une rivière, une voie ferrée ou une route identifiable. Les chemins ne constituent donc qu'un type possible de repère et ne définissent pas à eux seuls cette méthode. Le GPS relève de la navigation satellitaire et le VOR de la radionavigation, contrairement au cheminement visuel.

Sur une carte au 1/500 000, une distance mesurée de 10 cm correspond à une distance réelle de :

  1. A.50 km.
  2. B.5 km.
  3. C.15 km.
  4. D.150 km.

Bonne réponse : A — 50 km.

Une échelle de 1/500 000 signifie qu'une unité sur la carte représente 500 000 unités sur le terrain. Pour 10 cm mesurés, la distance réelle vaut 10 × 500 000 = 5 000 000 cm. Comme 100 000 cm correspondent à 1 km, on obtient 5 000 000 / 100 000 = 50 km. La valeur 5 km correspondrait à seulement 1 cm sur cette carte. Les valeurs 15 km et 150 km correspondraient respectivement à 3 cm et 30 cm, et non à 10 cm.

Qui a effectué la première boucle à bord de son Blériot XI en 1913 et qui préfigurait l’art de l’acrobatie aérienne ?

  1. A.Charles Lindbergh.
  2. B.Louis Blériot.
  3. C.Adolphe Pégoud.
  4. D.Roland Garros.

Bonne réponse : C — Adolphe Pégoud.

Adolphe Pégoud réalise en 1913 des démonstrations de vol acrobatique sur Blériot XI, comprenant des boucles. C'est donc lui que désigne la précision concernant l'appareil, même si la première boucle historique est généralement attribuée à Piotr Nesterov en 1913. Louis Blériot est le constructeur de cet avion et l'auteur de la traversée de la Manche de 1909. Roland Garros est notamment célèbre pour sa traversée de la Méditerranée en 1913. Charles Lindbergh est associé à la traversée de l'Atlantique en solitaire sans escale de 1927, et non à cet exploit acrobatique.

Quel raid aérien tire son nom du fondateur de l’Aéropostale ?

  1. A.Raid Saint-Exupéry.
  2. B.Raid Latécoère.
  3. C.Raid Roland Garros.
  4. D.Raid Lindbergh.

Bonne réponse : B — Raid Latécoère.

Le raid Latécoère porte le nom de Pierre-Georges Latécoère, à l'origine des lignes aériennes postales dont est issue l'Aéropostale. L'énoncé emploie ici « fondateur de l'Aéropostale » au sens de fondateur de cette aventure postale, la compagnie portant ce nom ayant ensuite été constituée sous Marcel Bouilloux-Lafont. Antoine de Saint-Exupéry fut un pilote et un écrivain associé à ces lignes, mais ce n'est pas son nom qui est recherché. Roland Garros est notamment associé à la traversée de la Méditerranée. Charles Lindbergh est connu pour sa liaison transatlantique de 1927, sans être le fondateur de ces lignes françaises.

L’avion ci-dessus est de conception des années :

  1. A.1950.
  2. B.1980.
  3. C.1670.
  4. D.2000.

Bonne réponse : A — 1950.

La photographie montre un Fouga CM.170 Magister, reconnaissable notamment à son empennage en V et à ses réservoirs en bout d'aile. Cet avion d'entraînement à réaction a effectué son premier vol en 1952, ce qui désigne les années 1950 parmi les réponses proposées. Les années 1980 et 2000 sont beaucoup trop tardives pour situer sa conception. L'année 1670 précède de plusieurs siècles l'apparition des avions à moteur et ne peut convenir. Le Magister illustre le développement des avions-écoles à réaction de l'après-guerre.

L’avion illustré a aussi été utilisé comme avion de la patrouille de France. Par quel avion plus moderne a-t-il été remplacé ?

  1. A.Mirage IV.
  2. B.Alpha Jet.
  3. C.Rafale.
  4. D.Mirage 2000.

Bonne réponse : B — Alpha Jet.

L'appareil photographié est le Fouga Magister, longtemps utilisé par la Patrouille de France. Il a été remplacé par l'Alpha Jet, employé par la patrouille à partir de 1981. Cet avion d'entraînement biréacteur convient aux démonstrations acrobatiques en formation. Le Mirage IV était un avion de bombardement stratégique, et non le successeur du Fouga dans cette formation. Le Rafale et le Mirage 2000 sont des avions de combat qui n'ont pas assuré ce remplacement au sein de la Patrouille de France.

En quelle année a été créée la première patrouille de France ?

  1. A.1946.
  2. B.1953.
  3. C.1920.
  4. D.1961.

Bonne réponse : B — 1953.

La date retenue pour la naissance officielle de la Patrouille de France est 1953. Cette appellation est alors donnée à une formation militaire de présentation sur avions à réaction. Des formations acrobatiques françaises existaient auparavant, mais il faut distinguer ces précurseurs de la Patrouille de France ainsi nommée. Les années 1920 et 1946 ne correspondent donc pas à la date officielle demandée. L'année 1961 est postérieure à cette création.

Dans quelle ville se trouve la base aérienne de la patrouille de France ?

  1. A.Salon de Provence.
  2. B.Istres.
  3. C.Étampes.
  4. D.Le Bourget.

Bonne réponse : A — Salon de Provence.

La Patrouille de France est implantée sur la base aérienne 701 de Salon-de-Provence. Elle y prépare et entraîne ses présentations acrobatiques en formation. Istres possède une importante base aérienne, mais ce n'est pas le lieu de stationnement de la patrouille. Étampes est associé à l'histoire des premières formations acrobatiques militaires françaises, ce qui peut expliquer cette proposition. Le Bourget est notamment connu pour son aéroport et son salon aéronautique, et non comme base de la Patrouille de France.

Dans le monde de l’aviation, que signifie l’acronyme P A F ?

  1. A.Patrouille Aérienne Française.
  2. B.Pompier Aérien Français.
  3. C.Pilote d’Air France.
  4. D.Patrouille Acrobatique de France.

Bonne réponse : D — Patrouille Acrobatique de France.

Dans ce contexte, PAF signifie Patrouille Acrobatique de France, couramment appelée Patrouille de France. Il s'agit d'une formation militaire de présentation acrobatique. Le mot « Acrobatique » décrit précisément sa mission de démonstration en vol. « Patrouille Aérienne Française » ressemble à une désignation possible, mais ne constitue pas le développement attendu du sigle. « Pompier Aérien Français » et « Pilote d’Air France » désignent d'autres activités et ne correspondent pas à cette formation.

Quel pilote américain légendaire, décédé en décembre 2020, avait été le premier à franchir le mur du son en 1947 ?

  1. A.Chuck Yeager.
  2. B.Alan Shepard.
  3. C.Charles Lindbergh.
  4. D.John Glenn.

Bonne réponse : A — Chuck Yeager.

Chuck Yeager franchit le mur du son le 14 octobre 1947 aux commandes de l'avion-fusée Bell X-1. Ce vol marque le premier franchissement reconnu de la vitesse du son en vol horizontal piloté. Alan Shepard est connu comme le premier Américain envoyé dans l'espace en 1961. Charles Lindbergh est célèbre pour sa traversée de l'Atlantique en solitaire sans escale en 1927. John Glenn devient en 1962 le premier Américain à effectuer un vol orbital, mais n'est pas l'auteur de l'exploit de 1947.

Le passage du mur du son en chute libre est :

  1. A.réalisé pour la première fois par l’autrichien Félix Baumgartner en 2012.
  2. B.réalisé pour la première fois par l’américain Joseph Kittinger en 1960.
  3. C.n’a jamais été réalisé.
  4. D.n’est physiquement pas réalisable.

Bonne réponse : A — réalisé pour la première fois par l’autrichien Félix Baumgartner en 2012.

Félix Baumgartner dépasse la vitesse locale du son lors de son saut stratosphérique du 14 octobre 2012. À très haute altitude, la faible densité de l'air réduit la résistance aérodynamique et permet une forte accélération pendant la chute. Joseph Kittinger avait réalisé un saut remarquable en 1960, mais sans franchissement confirmé du mur du son. L'exploit de 2012 rend donc fausse l'affirmation selon laquelle cela n'aurait jamais été réalisé. Il démontre aussi que ce franchissement est physiquement possible dans les conditions appropriées.

Le Concorde a fait son premier vol en 1969. Quel autre avion mythique a également volé pour la première fois cette année-là ?

  1. A.Boeing 707.
  2. B.Boeing 747.
  3. C.Boeing 737.
  4. D.Boeing 777.

Bonne réponse : B — Boeing 747.

Le Boeing 747 effectue son premier vol le 9 février 1969, la même année que Concorde. Ce gros-porteur marque une étape majeure du transport aérien de masse par sa grande capacité d'emport. Le Boeing 707 avait déjà effectué son premier vol en 1957. Le Boeing 737 avait volé pour la première fois en 1967. Le Boeing 777 est beaucoup plus récent, puisque son premier vol date de 1994.

En 1901, quel monument Alberto Santos Dumont a-t-il contourné en dirigeable ?

  1. A.la Tour Eiffel.
  2. B.la statue de la Liberté.
  3. C.Notre Dame de la Garde.
  4. D.la tour de Pise.

Bonne réponse : A — la Tour Eiffel.

En 1901, Alberto Santos-Dumont contourne la tour Eiffel avec son dirigeable lors du parcours du prix Deutsch de la Meurthe. Le défi consiste à effectuer un aller-retour depuis Saint-Cloud en passant autour du monument dans un temps imposé. Cette réalisation démontre la capacité d'un dirigeable motorisé à suivre un parcours, contrairement à un ballon libre qui dérive avec le vent. La statue de la Liberté se trouve à New York et ne fait pas partie de ce trajet parisien. Notre-Dame de la Garde, à Marseille, et la tour de Pise, en Italie, ne sont pas non plus concernées.

Quel aviateur a effectué la première traversée de la Manche en 1909 ?

  1. A.Clément Ader.
  2. B.Louis Blériot.
  3. C.Rolland Garros.
  4. D.Henri Fabre.

Bonne réponse : B — Louis Blériot.

Louis Blériot réalise la première traversée de la Manche en avion le 25 juillet 1909 à bord d'un Blériot XI. Il rejoint les environs de Douvres depuis la côte française, montrant les possibilités de déplacement de l'avion au-dessus de la mer. Clément Ader est associé aux essais de l'Éole en 1890, et non à cette traversée. Roland Garros est notamment connu pour la première traversée aérienne de la Méditerranée en 1913. Henri Fabre est associé au premier décollage autonome d'un hydravion en 1910.

En quelle année Charles Lindbergh a-t-il traversé l’Atlantique pour la première fois ?

  1. A.1909.
  2. B.1913.
  3. C.1927.
  4. D.1941.

Bonne réponse : C — 1927.

Charles Lindbergh traverse l'Atlantique les 20 et 21 mai 1927 à bord du Spirit of St. Louis. Il relie New York au Bourget en solitaire et sans escale. Son exploit n'est pas la première traversée aérienne de l'Atlantique toutes catégories confondues, mais se distingue par cette liaison en solitaire sans escale. L'année 1909 correspond notamment à la traversée de la Manche par Blériot, et 1913 à celle de la Méditerranée par Garros. L'année 1941 est bien postérieure au vol historique de Lindbergh.

Quel est le nom de l’avion avec lequel Charles Lindbergh a réussi la première traversée de l’Atlantique ?

  1. A.l’oiseau blanc.
  2. B.le point d’interrogation.
  3. C.le Flyer.
  4. D.le Spirit of Saint-Louis.

Bonne réponse : D — le Spirit of Saint-Louis.

Charles Lindbergh a relié New York à Paris les 20 et 21 mai 1927 à bord du Spirit of Saint-Louis. Il faut préciser que son exploit est la première traversée de l’Atlantique Nord en avion, en solitaire et sans escale, et non la première traversée aérienne de l’Atlantique toutes catégories confondues. L’Oiseau blanc est l’appareil de Nungesser et Coli, disparus lors de leur tentative de traversée en mai 1927. Le Point d’interrogation est associé à Costes et Bellonte, qui réussirent Paris–New York sans escale en 1930. Le Flyer est l’avion des frères Wright utilisé pour leurs vols motorisés de 1903.

Quel exploit, réalisé par le pilote Chesley Sullenberger en 15 janvier 2009, a permis de sauver tous ses passagers ?

  1. A.il a fait le plus long vol plané avec un Airbus A330 suite à l’arrêt des 2 moteurs.
  2. B.il a fait amerrir un airbus A320 sur le fleuve Hudson suite à une collision aviaire.
  3. C.il a posé un DC10 avec des commandes de vol non fonctionnelles suite à une panne hydraulique.
  4. D.il a posé un Boeing 737 sur le ventre à cause d’une panne du train d’atterrissage.

Bonne réponse : B — il a fait amerrir un airbus A320 sur le fleuve Hudson suite à une collision aviaire.

Le 15 janvier 2009, Chesley Sullenberger commandait l’Airbus A320 du vol US Airways 1549. Une collision avec des oiseaux peu après le décollage a entraîné une perte de poussée des deux moteurs. L’équipage a effectué un amerrissage sur l’Hudson, permettant la survie des 155 personnes à bord. Le vol plané en A330 renvoie à un autre événement, celui du vol Air Transat 236 en 2001. Le DC10 privé de commandes hydrauliques ne correspond ni à l’appareil ni à l’accident de Sullenberger. Il ne s’agissait pas davantage d’un Boeing 737 confronté à une panne de train, mais d’un A320 ayant perdu sa propulsion.

Quel film raconte l’exploit décrit dans la question précédente ?

  1. A.Flight.
  2. B.Sully.
  3. C.Aviator.
  4. D.Menphis Bell.

Bonne réponse : B — Sully.

Le film Sully, réalisé par Clint Eastwood et sorti en 2016, raconte l’amerrissage du vol US Airways 1549 sur l’Hudson et ses suites. Son titre reprend le surnom de Chesley Sullenberger, incarné par Tom Hanks. Flight est une fiction mettant en scène un pilote confronté à une enquête après un accident, mais ne raconte pas cet événement. Aviator retrace une partie de la vie de Howard Hughes. Memphis Belle, dont le titre est mal orthographié dans la proposition, concerne un équipage de bombardier américain pendant la Seconde Guerre mondiale.

Quel évènement historique qui s’est déroulé en 1969, est retracé dans le film « First Man » ?

  1. A.la mission Apollo 11 et les premiers pas sur la Lune.
  2. B.les pionniers de l’aviation et le premier vol des plus lourds que l’air.
  3. C.la construction du Concorde et ses premiers vols supersoniques.
  4. D.l’essor de l’aviation commerciale et premier vol du Boeing 747.

Bonne réponse : A — la mission Apollo 11 et les premiers pas sur la Lune.

First Man retrace le parcours de Neil Armstrong jusqu’à la mission Apollo 11. En juillet 1969, cette mission permet à Armstrong puis à Buzz Aldrin de marcher sur la Lune. Les premiers vols des pionniers de l’aviation sont bien antérieurs à 1969 et ne constituent pas le sujet du film. Le Concorde a effectivement effectué son premier vol en 1969, mais son développement n’est pas l’événement raconté. Le Boeing 747 a lui aussi volé pour la première fois en 1969, sans rapport avec le récit centré sur Armstrong.

Quelle est la nationalité du premier homme dans l’espace ?

  1. A.Soviétique.
  2. B.Américaine.
  3. C.Française.
  4. D.Anglaise.

Bonne réponse : A — Soviétique.

Le premier homme dans l’espace est Youri Gagarine, citoyen soviétique. Le 12 avril 1961, il effectue une révolution autour de la Terre à bord de Vostok 1. Le premier Américain dans l’espace, Alan Shepard, réalise son vol suborbital le 5 mai 1961, après Gagarine. Le premier Français dans l’espace, Jean-Loup Chrétien, vole en 1982. La proposition anglaise est également incorrecte : le premier vol spatial humain a été réalisé dans le cadre du programme de l’Union soviétique.

En quelle année a eu lieu le premier lancement de la navette Columbia ?

  1. A.1969.
  2. B.1981.
  3. C.1998.
  4. D.2001.

Bonne réponse : B — 1981.

La navette Columbia a été lancée pour la première fois le 12 avril 1981 lors de la mission STS-1. John Young et Robert Crippen composaient l’équipage de ce premier vol orbital du programme des navettes américaines. L’année 1969 correspond notamment au premier alunissage habité d’Apollo 11, avant les vols de la navette. En 1998, Columbia était déjà utilisée depuis de nombreuses années ; cette date marque notamment le début de l’assemblage de la Station spatiale internationale. L’année 2001 se situe vingt ans après son premier lancement et ne peut donc pas convenir.

En quelle année a été prise cette photo :

  1. A.2020 : ce sont les astronautes qui ont réalisé le premier lancement habité de Space X.
  2. B.2021 : ce sont les héros du prochain film de science-fiction de Steven Spielberg.
  3. C.1972 : ce sont les astronautes de la mission Apollo 13.
  4. D.2019 : ce sont les astronautes qui préparent le premier voyage sur Mars.

Bonne réponse : A — 2020 : ce sont les astronautes qui ont réalisé le premier lancement habité de Space X.

La photographie montre Douglas Hurley et Robert Behnken, les astronautes de la mission Demo-2 de SpaceX. Lancée le 30 mai 2020, cette mission est le premier vol habité du vaisseau Crew Dragon, propulsé par une fusée Falcon 9. Leurs combinaisons et le contexte de la photographie correspondent à cette mission réelle, et non à des personnages d’un film de Steven Spielberg. La proposition concernant Apollo 13 est fausse : cette mission s’est déroulée en 1970, et non en 1972, avec un autre équipage. Il ne s’agit pas non plus d’un équipage destiné à un premier voyage vers Mars en 2019, puisque Demo-2 avait pour destination la Station spatiale internationale.

La française Adrienne BOLLAND est devenue célèbre en 1921 pour avoir franchi :

  1. A.les Alpes.
  2. B.les Andes.
  3. C.les Pyrénées.
  4. D.la Méditerranée.

Bonne réponse : B — les Andes.

Adrienne Bolland est devenue célèbre pour sa traversée de la cordillère des Andes le 1er avril 1921. Elle a réalisé ce vol entre l’Argentine et le Chili à bord d’un Caudron G.3. Cet exploit était particulièrement difficile en raison du relief élevé, du froid et des performances limitées de l’appareil. Les Alpes et les Pyrénées sont des chaînes montagneuses européennes et ne correspondent pas à son exploit de 1921. La Méditerranée est une étendue maritime et non le massif sud-américain qu’elle a franchi.

Amelia Earhart, pilote américaine, reste célèbre pour avoir été la première femme seule aux commandes de son avion à :

  1. A.franchir la Cordillère des Andes.
  2. B.traverser la mer Méditerranée.
  3. C.survoler le Pôle Nord.
  4. D.traverser l'océan Atlantique.

Bonne réponse : D — traverser l'océan Atlantique.

Amelia Earhart est la première femme à avoir traversé l’Atlantique en avion en solitaire, les 20 et 21 mai 1932. Partie de Terre-Neuve à bord d’un Lockheed Vega, elle a atterri en Irlande du Nord. La précision « seule aux commandes » distingue cet exploit de sa traversée de 1928, effectuée comme passagère. Le franchissement des Andes renvoie notamment à Adrienne Bolland et ne correspond pas au record demandé. Ni la traversée de la Méditerranée ni le survol du pôle Nord ne constituent l’exploit pour lequel Amelia Earhart est ici citée.

Choisir le mot anglais permettant de compléter [Trou 1]

  1. A.take-off.
  2. B.fly-down.
  3. C.landing.
  4. D.taxiing.

Bonne réponse : C — landing.

Dans la version française du message, le trou 1 correspond à « Atterrissage ». Le terme anglais approprié est « landing », et « landing runway 07 » indique la piste utilisée pour l’atterrissage. « Take-off » signifie décollage, tandis que « taxiing » désigne le roulage au sol. « Fly-down » n’est pas le terme aéronautique employé pour désigner l’atterrissage.

Choisir le mot anglais permettant de compléter [Trou 2]

  1. A.runway.
  2. B.taxiway.
  3. C.airfield.
  4. D.ramp.

Bonne réponse : A — runway.

Le trou 2 correspond au mot « piste », répété à plusieurs endroits du message. Une piste de décollage et d’atterrissage se dit « runway ». Une « taxiway » est une voie de circulation utilisée pour le roulage, et non une piste. « Airfield » désigne un aérodrome, tandis que « ramp » désigne une aire de stationnement et de service des aéronefs.

Choisir le mot anglais permettant de compléter [Trou 3]

  1. A.fly-up.
  2. B.climbing.
  3. C.take-off.
  4. D.take-on.

Bonne réponse : C — take-off.

Le texte français associe le trou 3 au mot « Décollage ». Le nom anglais correspondant est « take-off », ici suivi de la piste utilisée pour cette opération. « Climbing » désigne la montée, phase de vol distincte du décollage proprement dit. « Fly-up » et « take-on » ne sont pas les termes aéronautiques utilisés pour annoncer un décollage.

Choisir le mot anglais permettant de compléter [Trou 4]

  1. A.ceiling.
  2. B.gust.
  3. C.clouds.
  4. D.glouds.

Bonne réponse : C — clouds.

Le trou 4 introduit les couches nuageuses et correspond au mot français « Nuages ». La traduction correcte est « clouds », suivie ici des indications de couverture « broken » et « overcast ». « Ceiling » signifie plafond, notion liée à certaines couches nuageuses mais différente du terme général demandé. « Gust » signifie rafale de vent, et « glouds » est une graphie incorrecte.

Choisir le mot anglais permettant de compléter [Trou 5]

  1. A.point of pink.
  2. B.pink point.
  3. C.point of dew.
  4. D.dew point.

Bonne réponse : D — dew point.

Le trou 5 correspond au « Point de rosée », dont l’expression anglaise consacrée est « dew point ». Il s’agit de la température à laquelle l’air atteint la saturation lorsqu’il est refroidi à pression et teneur en vapeur d’eau constantes. « Point of dew » reprend les mots dans un ordre qui ne correspond pas au terme météorologique usuel. Les deux propositions contenant « pink », qui signifie rose, confondent la couleur rose et la rosée.

Le terme permettant de désigner un vent de travers est :

  1. A.back wind.
  2. B.side wind.
  3. C.crosswind.
  4. D.horizontal gust.

Bonne réponse : C — crosswind.

Un vent de travers possède une composante perpendiculaire à l’axe de déplacement ou à celui de la piste. Le terme aéronautique anglais consacré est « crosswind ». « Back wind » n’est pas le terme usuel pour le vent arrière, qui se dit « tailwind », et « side wind » n’est pas le terme technique attendu. « Horizontal gust » évoque une rafale horizontale, donc une variation momentanée du vent plutôt qu’une orientation par rapport à la trajectoire.

Le terme « take off weight » signifie :

  1. A.masse maximale utile de l’avion.
  2. B.masse maximale au décollage de l’aéronef.
  3. C.masse marchande maximale de l’aéronef.
  4. D.masse maximum à vide de l’aéronef.

Bonne réponse : B — masse maximale au décollage de l’aéronef.

La réponse attendue est la masse maximale au décollage, seule proposition qui associe correctement « take off » au décollage. Toutefois, l’énoncé est imprécis : « take-off weight » signifie strictement masse au décollage, sans notion de maximum. La masse maximale au décollage se dit « maximum take-off weight », généralement abrégé MTOW. La masse au décollage comprend l’aéronef et tout ce qu’il emporte à cet instant, et ne se confond donc ni avec la charge utile, ni avec la charge marchande, ni avec la masse à vide.

Le terme « aircraft » désigne :

  1. A.tout type d’aéronef.
  2. B.les avions gros porteurs.
  3. C.les planeurs.
  4. D.les ballons dirigeables.

Bonne réponse : A — tout type d’aéronef.

« Aircraft » est le terme générique anglais correspondant à « aéronef ». Il englobe différentes catégories, dont les avions, les planeurs et les dirigeables. Les avions gros porteurs ne constituent donc qu’un sous-ensemble des aircraft. Les planeurs et les ballons dirigeables sont également des aéronefs, mais aucune de ces deux catégories ne suffit à définir toute la portée du mot.

Pour des parachutistes, le terme « Drop zone » désigne :

  1. A.la zone de poser de l’avion largueur.
  2. B.la zone où il ne faut pas se poser.
  3. C.l’atelier de pliage des parachutes.
  4. D.la zone d’atterrissage des parachutistes.

Bonne réponse : D — la zone d’atterrissage des parachutistes.

Dans le contexte du parachutisme, « drop zone », souvent abrégé DZ, désigne la zone destinée à recevoir les parachutistes. La proposition correspondant à leur zone d’atterrissage est donc la bonne. Cette zone ne désigne pas la piste ou le terrain où l’avion largueur doit se poser. Elle n’est ni une zone d’atterrissage interdite ni un atelier destiné au pliage des parachutes.

Le terme « elevator » désigne :

  1. A.la gouverne d’inclinaison.
  2. B.la gouverne de profondeur.
  3. C.la gouverne de direction.
  4. D.une « pompe » dans le jargon des vélivoles.

Bonne réponse : B — la gouverne de profondeur.

« Elevator » désigne la gouverne de profondeur, qui commande principalement le mouvement de tangage. Son action permet de modifier l’attitude du nez de l’avion et son incidence. L’inclinaison est commandée principalement par les ailerons, tandis que la gouverne de direction se dit « rudder ». Une « pompe » désigne familièrement une ascendance chez les vélivoles, et non une gouverne de profondeur.

A reverser is

  1. A.une hélice à pas variable.
  2. B.un inverseur de poussée.
  3. C.un refroidissement par air.
  4. D.un hypersustentateur.

Bonne réponse : B — un inverseur de poussée.

Un « reverser », ou « thrust reverser », est un inverseur de poussée. Il permet de produire une composante de poussée opposée au déplacement, notamment pour aider à ralentir l’avion après l’atterrissage. Une hélice à pas variable permet de modifier l’angle des pales, mais cette désignation ne signifie pas à elle seule inverseur de poussée. Le refroidissement par air concerne la maîtrise de la température, tandis qu’un hypersustentateur sert à augmenter la capacité de portance de l’aile.

Standard atmosphere air pressure at sea level is :

  1. A.given each time by tower.
  2. B.1000 hPa everywhere.
  3. C.1013.25 hPa.
  4. D.QNE pressure.

Bonne réponse : C — 1013.25 hPa.

La pression au niveau de la mer dans l’atmosphère standard est fixée par convention à 1 013,25 hPa. Cette valeur de référence n’est pas une mesure météorologique locale communiquée à chaque instant par la tour. La valeur de 1 000 hPa ne correspond pas à la définition de l’atmosphère standard, et la pression réelle n’est pas uniforme partout. Le QNE est lié à l’altimétrie au calage standard, mais ne constitue pas ici la définition numérique demandée.

Dans les messages aéronautiques, le code RASH signifie "rain shower" c'est-à-dire :

  1. A.une averse de pluie.
  2. B.une pluie fine qui se poursuit pendant des heures.
  3. C.de la neige pendant des heures.
  4. D.une averse de grêle.

Bonne réponse : A — une averse de pluie.

L’expression « rain shower » signifie une averse de pluie, avec un début et une fin généralement plus brusques que ceux d’une pluie continue. Une pluie fine persistante ne correspond donc pas au caractère d’averse exprimé par « shower ». « Rain » désigne la pluie, et non la neige ou la grêle, ce qui exclut les deux dernières propositions. Attention à l’erreur de codage dans l’énoncé : dans les METAR et TAF, les averses de pluie s’écrivent normalement SHRA, et non RASH.

L'anémomètre est appelé :

  1. A.speedmaster.
  2. B.airspeed indicator.
  3. C.speedtachymeter.
  4. D.vertical speed indicator.

Bonne réponse : B — airspeed indicator.

L’anémomètre de bord se dit « airspeed indicator », souvent abrégé ASI. Il indique une vitesse aérodynamique à partir de la différence entre la pression totale et la pression statique. Le « vertical speed indicator » est le variomètre, qui renseigne sur la vitesse verticale de montée ou de descente. « Speedmaster » et « speedtachymeter » ne sont pas les appellations aéronautiques usuelles de l’anémomètre.

Un message de la tour vous prévient d'un danger. Il comporte le mot "gust". Cela concerne :

  1. A.des vols d'oiseaux.
  2. B.une nuage de poussière.
  3. C.des fortes précipitations.
  4. D.des rafales de vent.

Bonne réponse : D — des rafales de vent.

Le mot anglais « gust » signifie rafale de vent. Une rafale est une augmentation brève de la vitesse du vent, susceptible de perturber la trajectoire et la vitesse indiquée d’un aéronef. Le terme ne désigne ni des oiseaux ni un nuage de poussière, même si du vent peut soulever de la poussière. Il ne signifie pas non plus fortes précipitations, qui constituent un phénomène météorologique distinct.

« Fox Victor Bravo, line up, clear for take-off runway three one left. » signifie :

  1. A.Fox Victor Bravo, alignez-vous, autorisé à l'atterrissage, piste 31 gauche.
  2. B.Fox Victor Bravo, alignez-vous, temps clair pour le décollage, piste 31 gauche.
  3. C.Fox Victor Bravo, alignez-vous, autorisé au décollage, piste 31 droite.
  4. D.Fox Victor Bravo, alignez-vous, autorisé au décollage, piste 31 gauche.

Bonne réponse : D — Fox Victor Bravo, alignez-vous, autorisé au décollage, piste 31 gauche.

« Line up » demande au pilote de s’aligner sur la piste. L’expression donnée « clear for take-off » exprime ici une autorisation de décollage, et non une indication de beau temps ; la formulation standard est « cleared for take-off ». « Runway three one left » désigne la piste 31 gauche, puisque « left » signifie gauche. La première proposition confond décollage et atterrissage, la deuxième traduit mal l’autorisation, et la troisième inverse gauche et droite.

Les « strobe lights » sont :

  1. A.les feux de brouillard.
  2. B.les feux d’atterrissage.
  3. C.les feux de navigation.
  4. D.les feux à éclat.

Bonne réponse : D — les feux à éclat.

Les « strobe lights » sont des feux à éclat qui rendent l’aéronef plus visible et participent à la prévention des collisions. Leur caractéristique est l’émission de flashes lumineux, contrairement à un éclairage continu. Les feux d’atterrissage servent notamment à éclairer la piste et ne sont pas désignés par ce terme. Les feux de navigation renseignent sur l’orientation de l’aéronef, tandis que les feux de brouillard ne correspondent pas à la traduction de « strobe lights ».

L’expression : « Hold short runway 27 » signifie :

  1. A.autorisation de traverser la piste 27.
  2. B.remontez la piste 27.
  3. C.maintenez position au point d’attente piste 27.
  4. D.retournez au point de parking 27.

Bonne réponse : C — maintenez position au point d’attente piste 27.

En radiotéléphonie, « hold short » ordonne de rester en deçà d'une limite, ici le point d'attente de la piste 27. Le pilote doit donc maintenir sa position sans pénétrer sur la piste. Une traversée nécessite une autorisation explicite et n'est pas permise par cette instruction. Remonter la piste implique également d'y pénétrer, ce qui est contraire à l'ordre reçu. Enfin, « runway 27 » désigne la piste 27 et non un emplacement de stationnement.

Dans un message météo, le terme SCATTERED signifie :

  1. A.aucun nuage.
  2. B.nuages épars.
  3. C.formations orageuses.
  4. D.nuages soudés.

Bonne réponse : B — nuages épars.

Le terme anglais « scattered », abrégé SCT dans les messages météorologiques aéronautiques, signifie « nuages épars ». Il correspond à une couverture nuageuse de trois à quatre huitièmes du ciel. Il ne signifie donc pas une absence de nuages. Il décrit la quantité de nuages et non leur caractère orageux, qui est indiqué par d'autres renseignements, notamment la présence de cumulonimbus. Des nuages soudés évoquent une couche continue, contrairement à la couverture partielle désignée par SCT.

When the pilot moves the stick to the right,

  1. A.the ailerons move.
  2. B.the elevator move.
  3. C.the flaps move down.
  4. D.the flaps move up.

Bonne réponse : A — the ailerons move.

La phrase demande ce qui se produit lorsque le pilote déplace le manche vers la droite. Sur un avion à commandes classiques, le déplacement latéral du manche actionne les ailerons pour commander le roulis. L'aileron droit se relève et l'aileron gauche s'abaisse, créant une différence de portance qui incline l'avion à droite. La gouverne de profondeur, « elevator », est commandée par le déplacement du manche vers l'avant ou l'arrière et agit sur le tangage. Les volets, « flaps », sont actionnés par une commande distincte : ils ne sont donc ni abaissés ni relevés par ce mouvement latéral du manche.

Le signe VFR signifie :

  1. A.Very Famous Runway.
  2. B.Visual Flight Rules.
  3. C.Visual Flight Runway.
  4. D.Vertical Flight Radian.

Bonne réponse : B — Visual Flight Rules.

VFR signifie « Visual Flight Rules », soit « règles de vol à vue ». Ces règles reposent notamment sur l'utilisation de références visuelles extérieures et imposent des conditions météorologiques adaptées. « Very Famous Runway » signifierait « piste très célèbre » et ne désigne aucun régime de vol. « Visual Flight Runway » emploie à tort le mot « runway », qui signifie piste, à la place de « rules », qui signifie règles. « Vertical Flight Radian » ne correspond pas non plus à la signification réglementaire de ce sigle.

Le terme anglais qui désigne la manche à air est :

  1. A.wind pipe.
  2. B.windsock.
  3. C.wind handle.
  4. D.air sock.

Bonne réponse : B — windsock.

Le terme anglais consacré pour la manche à air est « windsock ». Cet équipement permet de visualiser la direction du vent près du sol et d'en estimer l'intensité à partir de son déploiement. Sa grande ouverture fait face au vent, tandis que son extrémité étroite s'étend sous le vent. « Wind pipe » n'est pas le terme aéronautique approprié ; le mot « windpipe » désigne la trachée en anatomie. « Wind handle » et « air sock » ne sont pas les appellations anglaises usuelles de cet indicateur de vent.