QCM BIA météorologie : 20 questions corrigées gratuites
En météorologie, l'examen du BIA vérifie que tu comprends comment l'atmosphère influence le vol. Les questions portent surtout sur la structure de l'atmosphère, la pression et la température qui baissent avec l'altitude, les familles de nuages, les masses d'air et les fronts chauds ou froids.
Les notions qui reviennent le plus souvent sont l'atmosphère standard (1013,25 hPa et 15 °C au niveau de la mer), le gradient de température d'environ 6,5 °C par 1 000 m, le sens de rotation des vents autour des anticyclones et des dépressions, les orages et le givrage.
Attention aux pièges classiques : confondre un cumulonimbus et un nimbostratus, oublier que le vent est donné d'où il vient, ou mélanger les codes d'un METAR et d'un TAF. Lis chaque proposition jusqu'au bout avant de répondre : une seule lettre change parfois tout le sens.
Correction
Bonne réponse : D — cumulus
La photographie montre un cumulus, reconnaissable à ses contours bourgeonnants et à son développement vertical au-dessus d'une base relativement plate. Ce type de nuage se forme lorsque de l'air humide s'élève, se refroidit et atteint la saturation. Le cirrus présente plutôt un aspect fin et filamenteux, en haute altitude. Le nimbostratus forme une couche épaisse et étendue, généralement associée à des précipitations continues. Le stratus est une couche basse et uniforme, sans les sommets en chou-fleur caractéristiques du cumulus.
Correction
Bonne réponse : A — Le vol se fera à +4 °C.
L’isotherme 0 °C indique le niveau auquel la température est de 0 °C. Les niveaux FL80 et FL60 correspondent respectivement à des altitudes-pression de 8 000 ft et 6 000 ft, soit un écart de 2 000 ft. Dans la troposphère standard, la température diminue d’environ 2 °C par tranche de 1 000 ft lorsqu’on monte. En descendant de FL80 à FL60, la température augmente donc de 2 × 2 = 4 °C, ce qui donne +4 °C. Les réponses négatives inversent le sens de variation de la température, tandis que +2 °C ne correspond qu’à une descente de 1 000 ft.
Correction
Bonne réponse : A — Le vol se fera en conditions à +4 °C
L’isotherme 0 °C indique le niveau où la température est de 0 °C. Les niveaux FL80 et FL60 correspondent respectivement à des altitudes-pression de 8 000 ft et 6 000 ft, soit une différence de 2 000 ft. Dans la troposphère standard, la température diminue d’environ 2 °C par tranche de 1 000 ft gagnée. En descendant de 2 000 ft, elle augmente donc d’environ 4 °C, ce qui donne 0 + 4 = +4 °C. Les valeurs négatives inversent le sens de variation de la température, tandis que +2 °C ne correspond qu’à une descente de 1 000 ft avec ce gradient.
Correction
Bonne réponse : B — les isobares donnent une indication sur la force et la direction du vent en basse couche (proche du sol et loin de tout relief).
Sur cette carte, les isobares relient les points de même pression ramenée au niveau de la mer et renseignent sur le vent en basse couche. Plus elles sont rapprochées, plus le gradient horizontal de pression est important et plus le vent tend à être fort. Dans l’hémisphère Nord, le vent tourne autour des dépressions dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, avec une composante dirigée vers les basses pressions près du sol à cause du frottement. Le relief peut modifier fortement cet écoulement, d’où la précision donnée dans la bonne proposition. Pour le vent en altitude et les courants jets, on utilise notamment les cartes d’altitude et les isohypses des surfaces isobares, et non directement les isobares de surface. La dernière proposition inverse donc le rôle des isohypses et celui des isobares de cette carte.
Correction
Bonne réponse : C — une ligne avec une alternance de demi-cercles et de triangles.
Une occlusion se forme lorsqu'un front froid rattrape un front chaud et soulève l'air chaud au-dessus du sol. Sur les cartes météorologiques, elle est représentée par une ligne portant alternativement des demi-cercles et des triangles du même côté. Une ligne portant seulement des demi-cercles représente un front chaud. Une ligne portant seulement des triangles représente un front froid. Les dessins de nuages ne constituent pas le symbole conventionnel d'un front occlus.
Correction
Bonne réponse : B — un col.
Un col barométrique est une zone de transition entre deux régions dépressionnaires et deux régions de pression plus élevée. La zone 1 se situe dans cette configuration, entre les systèmes dépressionnaires visibles de part et d’autre des îles Britanniques. Elle ne constitue ni un centre de hautes pressions, comme un anticyclone, ni un centre de basses pressions, comme une dépression. Un profond thalweg serait un prolongement marqué d’une dépression, avec une courbure des isobares différente de cette configuration en col.
Correction
Bonne réponse : B — la rosée.
La rosée est un dépôt de gouttelettes d'eau liquide sur une surface refroidie jusqu'au point de rosée de l'air à son contact. Le refroidissement nocturne de l'herbe permet ainsi la condensation de vapeur d'eau sans qu'il ait plu. La gelée blanche est un dépôt de glace et non de gouttelettes liquides. Le brouillard est constitué de gouttelettes en suspension dans l'air, tandis que la bruine est une précipitation de très fines gouttes : ni l'un ni l'autre ne désigne ce dépôt sur l'herbe.
Correction
Bonne réponse : D — l'air chaud repousse l'air froid devant lui et passe au-dessus
Un front chaud correspond à une masse d'air chaud qui avance et remplace progressivement l'air froid. L'air chaud étant moins dense, il s'élève en glissant au-dessus de l'air froid selon une pente faible. Ce soulèvement favorise la formation d'une succession de nuages stratiformes et peut produire des précipitations étendues. La proposition où l'air froid avance en passant sous l'air chaud décrit plutôt un front froid. Celle où l'air froid passe au-dessus inverse la disposition habituelle liée aux différences de densité. Enfin, l'air chaud ne s'insinue pas sous l'air froid comme le propose la troisième réponse.
Correction
Bonne réponse : A — le diazote et le dioxygène.
L’air sec est le mélange des gaz atmosphériques considéré sans vapeur d’eau. Il contient environ 78 % de diazote et 21 % de dioxygène en volume, ce qui en fait ses deux composants principaux. Le gaz carbonique, ou dioxyde de carbone, n’y est présent qu’en faible proportion et ne peut pas remplacer le diazote dans cette réponse. L’hélium est un gaz à l’état de traces, contrairement au dioxygène. L’hydrogène est également très minoritaire : le couple oxygène-hydrogène ne représente donc pas les constituants dominants de l’air.
Correction
Bonne réponse : A — très nuageuse, pluvieuse avec un plafond bas.
Une occlusion se forme lorsqu’un front froid rattrape un front chaud et soulève l’air chaud au-dessus du sol. Le soulèvement favorise le refroidissement de cet air, la condensation et la formation d’une importante couverture nuageuse. Des précipitations et un plafond bas sont donc caractéristiques du temps associé, même si leur intensité varie selon la situation. Une occlusion n’est ainsi pas une zone toujours sans nuage. Elle appartient généralement à une perturbation dépressionnaire : elle ne définit ni une zone de très haute pression ni un mécanisme déclenchant fréquemment des cyclones.
Correction
Bonne réponse : B — instables et dangereux qui peuvent provoquer des dégâts considérables à un aéronef.
Le cumulonimbus est un nuage à grand développement vertical, associé à une convection intense dans une atmosphère instable. Il peut contenir de puissants courants ascendants et descendants, de la grêle et de fortes turbulences susceptibles d’endommager un aéronef. Il est également associé aux orages, au givrage et à des cisaillements dangereux, ce qui exclut de le qualifier de stable et inoffensif. Un vent fort en altitude peut influencer son évolution, mais ne suffit pas à expliquer sa formation. L’aspect en cheveux d’anges correspond plutôt aux cirrus, nuages élevés et filamenteux.
Correction
Bonne réponse : C — les cumulus.
Les cumulus peuvent matérialiser le sommet des ascendances thermiques utilisées par les pilotes de planeur. L'air réchauffé près du sol s'élève puis se refroidit, et sa vapeur d'eau peut se condenser pour former un cumulus. Le pilote peut exploiter l'ascendance sous le nuage pour gagner de l'altitude sans moteur. Les cumulonimbus sont au contraire dangereux en raison des orages, des fortes turbulences et des autres phénomènes violents qui leur sont associés. L'appellation « altos cirrus » ne correspond pas à un genre de nuage de la classification usuelle et ne désigne pas le repère thermique recherché. Les nimbostratus donnent généralement des précipitations étendues et ne constituent pas les indicateurs habituels des ascendances thermiques recherchées en vol à voile.
Correction
Bonne réponse : C — les vents sont du Sud-Ouest modérés à forts.
La zone 2 se trouve au sud-est d’une dépression atlantique, dans une région où les isobares sont rapprochées. Ce resserrement traduit un gradient horizontal de pression important, associé à des vents soutenus plutôt qu’à un gradient faible. Dans l’hémisphère Nord, les vents tournent autour des dépressions dans le sens inverse des aiguilles d’une montre : ils viennent ici du sud-ouest, et non du nord-est. La proximité de la perturbation ne permet pas d’affirmer que les nuages sont absents.
Correction
Bonne réponse : A — le taux d'humidité relative a atteint 100%.
La formation de rosée traduit l'atteinte de la saturation au contact de la surface refroidie. À saturation, l'humidité relative atteint 100 %, ce qui permet à la vapeur d'eau de se condenser en gouttelettes. Cette conclusion concerne l'air immédiatement au contact de l'herbe et ne signifie pas que toute la couche d'air environnante est saturée. Une température inférieure à 0 °C n'est pas nécessaire à la formation de rosée liquide, et aucune valeur de pression ne peut être déduite de cette observation. Une humidité relative de 75 % ne correspond pas au seuil de saturation expliquant le dépôt.
Correction
Bonne réponse : C — un cumulonimbus
La grêle est généralement produite par le cumulonimbus, nuage d'orage à fort développement vertical. Ses puissants courants ascendants maintiennent des particules de glace en altitude, où elles grossissent en capturant des gouttelettes surfondues qui gèlent à leur contact. Les grêlons tombent lorsque les ascendances ne peuvent plus les soutenir. Le nimbostratus donne surtout des précipitations continues, sous forme de pluie ou de neige, et non les fortes ascendances nécessaires à la formation de grêle. L'altocumulus lenticulaire est associé aux ondes atmosphériques et ne constitue pas le nuage typique de la grêle. Le cirrocumulus est un nuage élevé composé de petits éléments, sans le développement orageux du cumulonimbus.
Correction
Bonne réponse : D — la condensation.
Le passage de la vapeur d’eau à l’eau liquide s’appelle la condensation, également appelée liquéfaction. Dans l’atmosphère, elle permet notamment la formation des gouttelettes des nuages lorsque l’air atteint la saturation. La fusion correspond au passage de l’état solide à l’état liquide, par exemple lorsque la glace fond. La sublimation désigne le passage direct de l’état solide à l’état gazeux. L’évaporation transforme au contraire l’eau liquide en vapeur : c’est le changement d’état inverse de celui demandé.
Correction
Bonne réponse : C — est le soulèvement de l'air chaud au-dessus de l'air froid, ce qui crée des limites nuageuses plus ou moins actives.
Un front est une zone de transition entre deux masses d’air de caractéristiques différentes, notamment de température. L’air froid, plus dense, reste sous l’air chaud, dont le soulèvement favorise le refroidissement et la condensation. Ce mécanisme produit des bandes nuageuses et parfois des précipitations, ce qui justifie la troisième proposition. Une structure frontale ne se définit pas par une perturbation des instruments de bord. Le terme ne désigne pas non plus une rencontre entre avions, et un vent de face dépend de la direction de vol choisie, non de la seule présence d’un front.
Correction
Bonne réponse : D — Les nimbostratus produisent plutôt une pluie fine ou de la neige et les cumulonimbus des averses et de la grêle.
Les nimbostratus sont des nuages en couches épaisses donnant généralement des précipitations étendues et continues, sous forme de pluie ou de neige selon la température. Les cumulonimbus donnent au contraire des averses, parfois accompagnées de grêle, grâce à leurs mouvements verticaux intenses. La dernière proposition est donc celle qui distingue correctement les précipitations stratiformes et convectives. La bruine est plutôt associée aux stratus et non aux cumulonimbus. Les averses et la grêle ne sont pas les précipitations caractéristiques des nimbostratus. Enfin, on ne peut pas attribuer collectivement des chutes de neige aux stratus, altostratus et cirrostratus : les cirrostratus ne donnent généralement pas de précipitations atteignant le sol.
Correction
Bonne réponse : C — est comprise entre 1 et 5 kilomètres.
La brume est constituée de fines gouttelettes d'eau en suspension qui réduisent la visibilité horizontale. Dans la distinction météorologique utilisée ici, elle correspond à une visibilité comprise entre 1 et 5 kilomètres. Lorsque la visibilité devient inférieure à 1 kilomètre, on parle de brouillard et non de brume. La proposition allant de 0 à 5 kilomètres inclut donc à tort les visibilités caractéristiques du brouillard. Enfin, 30 secondes de vol représentent une durée et non une distance fixe : la distance parcourue dépend de la vitesse de l'aéronef.
Correction
Bonne réponse : C — un secteur chaud.
Le secteur chaud d’une perturbation se situe entre le front chaud à l’avant et le front froid à l’arrière. La zone 3 est précisément comprise entre le front chaud représenté par des demi-cercles rouges et le front froid représenté par des triangles bleus. La traîne se trouve derrière le front froid, ce qui n’est pas le cas ici. Une occlusion est représentée par des triangles et des demi-cercles violets sur une même ligne, et ne correspond pas à la zone 3. Enfin, la circulation autour de la dépression ne correspond pas ici à un vent de nord-est.
Votre score (0/20 questions répondues)
0/20
Questions fréquentes : QCM BIA météorologie
Combien de questions de météorologie à l'examen du BIA ?
La météorologie et l'aérologie forment l'un des cinq domaines du QCM obligatoire, avec 20 questions sur les 100 de l'épreuve.
Faut-il apprendre à lire un METAR pour le BIA ?
Oui, il faut savoir reconnaître les principaux éléments d'un METAR : vent, visibilité, nuages, température et pression. Le niveau demandé reste une initiation.
Quels nuages faut-il connaître au BIA ?
Il faut connaître les dix genres de nuages, leur étage et surtout ceux qui sont dangereux pour le vol, comme le cumulonimbus, associé aux orages, à la grêle et à la turbulence.
